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Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

dimanche 31 août 2014

Des livres dans nos classes... pas si simple?!

Je suis incapable de ne pas réagir à ce qui se passe en ce moment sur la question qui fait couler beaucoup d'encre concernant la déclaration du ministre Bolduc et tout ce qui a suivi... 

Parce que nous vivons dans une société en déficit, les dernières élections ont fait en sorte qu'un parti prônant un redressement financier de l'état est rentré au pouvoir de manière majoritaire. D'une certaine manière, j'interprète que les québécois ont voté pour ces coupures qui sont devenues nécessaires... Maintenant que le parti assume ses promesses et fait des coupures, tout le monde crie famine! 

La déclaration du ministre Bolduc, qui s'est rétracté par la suite, voulant que les livres sont déjà présents dans les écoles alors il n'est pas nécessaire de faire l'effort financier d'en encourager les achats fait grincer les dents de beaucoup de gens. Yves Nadon a été invité à réagir sur le plateau de Christiane Charrette et sa réaction a aussi fait réagir... 

Monsieur Nadon a exprimé publiquement que la "vision" de M. Bolduc est un symptôme. Le symptôme d'une société qui a été scolarisée à l'aide de manuels pédagogiques plutôt que d'être mis en contact avec de la littérature pertinente pédagogiquement ET qui touche directement les lecteurs... question de rendre nos élèves lecteurs et non seulement capables de lire. Je suis d'accord avec les propos de Nadon... 

Il a aussi remis la responsabilité de ce symptôme entre les mains des enseignants qui, de manière générale, n'ont pas la conviction pédagogique de la valeur inestimable de la présence de la littérature jeunesse dans le quotidien des élèves. C'est vrai que nous avons une autonomie professionnelle qui nous permet de vivre notre pédagogie. C'est vrai aussi que la littératie ne se vit concrètement et réellement que dans un pourcentage de classes. Monsieur Nadon a été critiqué et j'en suis attristée! Si les enseignants convaincus par les fondements pédagogiques de la littératie dans l'enseignement de la lecture et de l'écriture ne revendiquent pas le droit d'avoir accès dans leurs classes des titres de qualité, en variété et en quantité suffisante, ils sont victimes de leur silence. Je m'inclus dans cette proportion d'enseignants. Les livres que j'ai dans ma classe pour vivre ma pédagogie, je les ai payés de ma poche pour la très grande majorité! Et ce n'est pas parce que j'ai de l'argent de trop! C'est parce que je sais depuis des années que si j'attends que l'école me fournisse des livres, je vais attendre longtemps... Si les enseignants qui craignent de plonger dans une pédagogie basée sur la littérature de jeunesse trouvent des raisons de ne pas s'informer afin de faire leurs propres choix pédagogiques éclairés, ce sont des excuses... Et ces excuses, M. Nadon a raison d'affirmer qu'elles justifient une déclaration semblable à celle du ministre! 

Je prône que chacun ait sa propre couleur d'enseignant! Je prône le droit d'avoir la mienne, malgré qu'elle soit différente par moments de celles de mes collègues. S'il est important pour moi d'avoir le droit à ma pédagogie, je pense qu'il est naturel que les gens qui ont une pédagogie différente de la mienne y aient droit. Cependant, j'aimerais que cette pédagogie qui est la leur s'appuie sur des fondements crédibles et rigoureux! La littératie n'est assurément pas la seule pédagogie qui soit pertinente et je ne veux pas donner l'impression de vouloir l'imposer, mais c'en est une qui a fait ses preuves et qui s'appuie sur du solide. Et encore une fois, je pense que M. Nadon a parfaitement raison quand il affirme qu'il nous appartient, à nous les enseignants, de baser notre enseignement sur ces fondements pertinents et de les défendre publiquement; d'exiger d'avoir accès dans nos classes à ce matériel pédagogique important! 

La formation a beau se donner et les ouvrages pédagogiques se publier et être lus par les enseignants, quels sont les réels changements dans les pratiques, non pas d'enseignants isolés ici et là, mais de la masse?! Yves Nadon fait-il réagir parce que la vérité choque?

Disons que j'ai signé sa pétition et que je souhaite ardemment que plusieurs ajoutent leur voix à la sienne!

https://www.change.org/p/monsieur-bolduc-ministre-de-l-éducation-du-québec-revoir-la-loi-sur-l-instruction-publique-qui-ne-met-l-accent-que-sur-les-manuels-scolaires?fb_action_ids=715542735149344&fb_action_types=change-org%3Arecruit&fb_ref=__YmZkOIYobV&fb_source=other_multiline&action_object_map=%5B940279562653959%5D&action_type_map=%5B%22change-org%3Arecruit%22%5D&action_ref_map=%5B%22__YmZkOIYobV%22%5D

vendredi 25 juillet 2014

Lien vers des capsules vidéo

Un site web portant sur les réalités des CMA (classes multiâges) existe depuis quelques mois maintenant. Ce site se veut un outil de partage pour les enseignants qui doivent composer avec les réalités d'une CMA.

On m'a donné l'opportunité de partager ma manière de vivre ma pédagogie et de témoigner de ma façon de gérer les différents aspects de ma classe multiâges. Cet entretien avec une professeur de l'université a été découpé en capsules vidéos qui sont publiées ici
. Vous trouverez donc mes témoignages ainsi que ceux d'autres enseignants qui ont accepté de participer au projet.

Bon visionnement!

M-Eve

mercredi 4 juin 2014

Évaluations de fin d'année... Exigeantes?!

Nous en sommes dans la période de l'année où élèves et enseignants sont nerveux et surchargés... c'est la joie des périodes d'examens de fin d'année..!!! 

Toute l'année, chacun des enseignants a donné le meilleur de lui même et a fait ce qui était en son pouvoir pour préparer adéquatement les élèves à terminer leur année. Les épreuves de fin d'année sont en quelque sorte un barême pour mesurer de manière plus uniforme les niveaux de performance des enfants. C'est aussi, en quelque sorte, une occasion pour les enseignants de lire au travers des résultats des élèves une rétroaction de leur enseignement. 

Je vois sur les réseaux sociaux ou encore j'entends dans des discussions d'enseignants des commentaires quant au niveau de difficulté des tâches évaluatives. J'en émets moi-même! Cependant, ma réflexion va plus loin que "l'épreuve était beaucoup plus exigeante que je ne l'aurais anticipé..." 

Je me demande si les épreuves sont trop exigeantes ou si notre enseignement ou encore notre correction durant l'année ne seraient pas plus compréhensives. Je me demande si les manuels ou le matériel mis à notre disposition sont réellement complets pour préparer les élèves de manière rigoureuse aux tâches de compétences. Je me demande si notre manière de piloter les mises en situation ne contribuent pas aux résultats de nos élèves.

Je me demande, et cette fois ma réflexion est beaucoup plus large, si le stress et l'ampleur de la valeur de ces tâches évaluatives sont si nécessaires dans la vie de nos élèves. Par moments, je les trouve plutôt jeunes pour gérer ce stress... par moments, je me dis que la gestion du stress fait partie de la vie et que nos jeunes doivent simplement apprendre à jongler avec cette réalité... 

Bref, je suis convaincue que les enseignants doivent se responsabiliser dans leur formation continue et s'assurer d'arrimer leur enseignement tant avec la réalité du groupe que la progression des apprentissages qu'avec les évaluations que le ministère nous prépare pour la fin de l'année afin de favoriser la réussite du plus grand nombre d'élèves possible. Bref, je suis convaincue que quand on rend nos élèves compétents, tout en leur enseignant les connaissances nécessaires, les enfants sont plus outillés pour faire face à ces situations d'évaluation. Bref, je suis convaincue que la valeur accordée à ces évaluations balisées ajoutent une couche de stress qui affecte par moments le rendement des élèves. 

Encore cette année, suite aux résultats de certains de mes élèves, je suis allée dans le bureau de ma directrice et lui ai dit:"J'ai enseigné toute l'année, c'est promis!" Elle a pouffé de rire parce qu'elle le savait bien, que j'avais enseigné toute l'année, malgré que tous mes élèves ne performent pas  autant que je ne le souhaiterais... Finalement, je suis convaincue que toutes ces remises en questions qui nous viennent pratiquement chaque année s'expliquent par la pression que nous avons tous de performer et de faire performer nos élèves, mais qu'elles nous permettent aussi de continuer à cheminer professionnellement et à améliorer nos pratiques d'une année à l'autre!
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