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Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

dimanche 30 septembre 2012

Les étiquettes... et la confidentialité!

Qu'est-ce qu'on peut nuire à un élève en ne respectant pas la confidentialité! Bien sûr, nous sommes des humains et nous avons parfois besoin de ventiler ce que nous vivons en classe avec certains élèves qui représentent pour nous des défis professionnels, disons-le comme ça... Nous avons aussi besoin d'échanger nos trucs et stratégies afin de s'outiller pour mieux intervenir. Cependant, il faut faire attention parce que si on "étiquette" l'élève aux yeux des autres intervenants, on peut lui nuire considérablement!
En créant une réputation à un ou des élèves, on modifie l'attitude que les autres auront à son égard, et ce, que ce soit positif ou non. L'effet pygmalion a été observé et prouvé, il ne faut pas l'oublier!
 
Personnellement, et c'est mon avis, je pense qu'il est professionnel de respecter certaines règles que je m'impose et que j'ai envie de partager. Je répète que c'est ma couleur et que c'est à vous de donner ou non de la crédibilité à mon propos. Mais je pense que la réflexion sur les étiquettes peut être pertinente... C'est vrai que je suis frileuse sur la question, mais bon...
 
  • Éviter de nommer des élèves devant des personnes qui ne sont pas en lien direct avec eux. En salle des profs, par exemple...
  • Parler des élèves de manière spécifique seulement avec les intervenants qui gravitent autour d'eux ou qui peuvent nous orienter dans nos interventions.
  • Parler des élèves en privé. Dans un local, la porte fermée, la conversation risque beaucoup moins d'être surprise par des oreilles qui ne sont pas concernées.
  • Émettre des faits, pas des jugements ou des opinions. Nous sommes des humains, il est donc difficile d'être réellement objectifs. Cependant, en s'efforçant de s'en tenir aux faits, aux comportements observables (qu'on parle de comportement ou d'académique), il est moins probable que la réputation créée soit déformée ou interprétée. J'insiste ici aussi sur les traces écrites qu'on laisse dans le dossier d'un enfant.
  • Apprendre à connaître l'élève et se faire sa propre idée de ses besoins, forces, défis. Relativiser la crédibilité qu'on donne à la réputation qu'a un élève. Il peut arriver que le contexte de l'élève change et que ça influence ses manières d'être à l'école...
Ma conviction: il n'est que professionnel que de faire bien attention à la réputation qu'on crée ou qu'on endosse, car cela a une incidence sur le vécu scolaire de l'élève concerné ainsi que sur les intervenants qui gravitent autour de lui ou elle!
 

dimanche 23 septembre 2012

Un lien intéressant

L'enseignement des arts plastiques n'est pas ma force... Bon, j'ai d'autres qualités, mais pas beaucoup d'idées en arts... Voici un lien vers un blogue qui se concentre sur des idées de projets en arts visuels. C'est à voir!
 

samedi 22 septembre 2012

Ma manière de vivre les tâches de maths cette année

Je prends du temps avec la conseillère pédagogique attitrée à mon école pour travailler ma planification globale en mathématiques. Comme j'aime me servir de "ma bible"L'enseignement des mathématiques; l'élève au centre de ses apprentissages nous avons convenu que ma planif partirait des concepts que j'ai à enseigner cette année.
 
Après avoir ciblé les concepts que je souhaite aborder et les avoir placé dans le temps, nous travaillons à sélectionner des tâches de compétence en lien avec les dits concepts.
 
Comme j'ai une classe de 5e-6e, j'ai décidé de faire vivre à mes élèves des tâches différentes selon leur niveau scolaire. Certains qui me lisent beaucoup seront peut-être étonnés, étant donné que je prône beaucoup plus la différenciation et que je n'aime pas "m'encarcanner" dans des programmations trop rigides... J'ai fait ce choix pour différentes raisons. D'abord, comme je n'étais pas l'enseignante de cette classe l'année dernière, je ne sais pas exactement quelles tâches ont été vécues. En fonctionnant ainsi, je réduis les chances que mes élèves de 6e vivent des tâches qu'ils auraient déjà travaillées l'année dernière. Ensuite, je m'assure que mes élèves vivent des tâches de leur niveau, car je me base sur le classement des élèves pour sélectionner ce que je leur demande de faire. Finalement, c'est un choix qui m'aidera à éviter de crouler sous la tâche, car je peux déjà piger dans une banque fournie et pertinente de tâches suggérées dans ma commission scolaire et qui ont déjà été vécues par le passé et ajustées au besoin par d'autres enseignants ou conseillers pédagogiques. Étant donné que je n'ai que rarement travaillé au 3e cycle dans les dernières années, cela sera aidant.
 
*Voir l'article qui définit résoudre et raisonner pour ceux et celles qui ne seraient pas au Québec...
 
Au niveau de la correction aussi, je m'aide à éviter de crouler sous la tâche en fonctionnant ainsi, car j'ai décidé que j'alternerais les tâches de résoudre et les tâches de raisonner pour mes élèves. Je m'explique: la moitié de mes élèves qui font les tâches de 5e vivront la "résoudre" à la semaine A. Lors de cette même semaine A, l'autre moitié de mes élève qui vivent les tâches 6e sont en "raisonner". À la semaine B, j'inverse. Ainsi, tout le monde vit ses tâches, mais il est plus facile pour moi de gérer toute la correction que ça implique, car ce qui est le plus chronophage, ce sont les tâches de résoudre... J'en ai donc la moitié moins à corriger à la fois.
 
Concrètement, dans la classe... Je prends le temps d'introduire les tâches à mes élèves. Je commence d'abord par rassembler les élèves qui sont en résoudre et nous lisons toute la tâche ensemble. Je réponds aux questions d'ordre général. Pendant ce temps, les élèves qui sont en raisonner commencent déjà à travailler. Au moment où j'ai terminé avec mon sous-groupe, j'appelle les élèves qui auraient besoin que je lise avec eux la tâche de raisonner qu'ils ont déjà abordée.
 
Une fois que j'ai pu orienter mes deux sous-groupes pour les partir, je m'installe à la table que j'utilise pour faire mes entretiens et je rencontre mes élèves qui se prennent un rendez-vous simplement en venant chercher un carton sur lequel est inscrit un numéro. Je peux donc les appeler dans l'ordre.
 
À la fin de la journée ou pendant les périodes où mes élèves sont avec les spécialistes, je prends le temps de corriger où ils en sont et de les orienter par écrit sur leur copie. Ainsi, je laisse des traces. Aussi, c'est à ce moment que je prends les notes nécessaires pour cibler des élèves qui auraient des besoins plus spécifiques ou encore rassembler les élèves qui auraient des besoins similaires.
 
La période suivante, les élèves continuent leur travail ou font les corrections nécessaires. Je mentionne ici que je leur demande aussi de corriger leurs erreurs de français. Je veux les inciter à faire attention à la qualité de leur français en tout temps et pas seulement en écriture!!

La gestion des ateliers

Un rallye-liens se vit présentement au sujet de la gestion des ateliers. Ayant déjà commis quelques articles sur le sujet, j'ai pensé simplement regrouper dans cette participation les différents liens vers les articles qui touchent ma gestion des ateliers en classe. À vous de vous promener... ou pas!
 
 
L'implantation des ateliers (gestion de la classe)
 
En lecture:
 
En écriture:
 
Libre à vous de grapiller et de vous inspirer!


Apprendre à s'entraîner pour ancrer la gestion de classe

La formation continue est un des aspects professionnels très importants pour moi et certaines lectures professionnelles ou formations auront certainement orienté certaines de mes réflexions et forgé certaines de mes pratiques professionnelles. Les 5 au quotidien fait définitivement partie de ces lectures professionnelles qui ont forgé mes pratiques, malgré que je n'applique pas tout à la lettre et que j'adhère moins à certaines recommendations des auteures (il faut bien se garder le droit à un esprit critique et adapter à notre couleur d'enseignante et aux besoins de nos élèves!)
 
Cependant, une des clés en or de cet ouvrage est en mon sens qu'il nous montre à prendre le temps de s'entraîner avec les élèves afin de développer les comportements attendus en classe qui deviendront chez eux des réflexes. Pour l'avoir vécu, c'est vrai qu'en prenant bien le temps d'ancrer ces comportements, on n'a plus à intervenir (ou presque) par la suite.
 
J'ai appris à ne plus prendre pour acquis que les élèves devraient savoir comment agir, car ils le faisaient par le passé avec les autres enseignants... On se décourage bien souvent du manque de transfert des élèves, mais quand j'étais à l'Université, un professeur nous avait dit que "les enfants sont codés génétiquement pour tester les limites d'un nouvel adulte et il faut absolument créer le cadre pour installer notre crédibilité et notre autorité devant eux". Nouvelle année, nouveau cadre à installer. Certains groupes s'ajusteront plus vite au cadre que d'autres, mais c'est notre travail d'enseignant de prendre le temps de le faire systématiquement!
 
Pour revenir aux 5, j'aime particulièrement leur manière d'ancrer ce qu'ils appellent "la mémoire musculaire" des élèves. Pour tout comportement attendu, les auteures prennent le temps de faire un tableau d'ancrage avec les élèves qui cite les raisons pour lesquelles c'est pertinent et important d'ancrer, les comportements observables attendus chez les élèves et chez l'enseignant.
 
Ces comportements sont modélisés. Les élèves modélisent les comportements à adopter, mais modélisent aussi le contre-exemple... Une fois modélisés, on vit des "pratiques" avec les élèves où notre seul rôle d'enseignant est d'observer attentivement le groupe. Dès qu'un seul élève déroge, on s'arrête pour faire une autoévaluation de chacun des comportements listés sur le tableau d'ancrage. On félicite ce qu'on a vu de bien et on cite ce qui est à améliorer la prochaine fois, sans nommer les élèves concernés (qui savent déjà, car ils l'ont admis en autoévaluation).
 
L'aspect important à considérer dans ce processus est le développement de l'endurance du groupe. Il est normal qu'aux premières pratiques, les élèves ne tiennent pas longtemps (parfois même moins d'une minute au premier essai), car on s'arrête dès la plus minime imperfection. Il n'y a pas d'avertissements ici. On veut la perfection! Ensuite, on amène les élèves à "battre leur record" de fois en fois jusqu'à la maîtrise des comportements attendus et l'obtention de l'objectif qu'on s'est donné de rendre les élèves AUTONOMES.
 
Une fois bien ancrée, la gestion de classe ne nécessite par la suite que quelques rappels à certains élèves ou au groupe, mais c'est bien vrai qu'en forgeant ainsi les comportements attendus, on en fait des réflexes pour les élèves et on peut par la suite se concentrer à autre chose, comme les contenus à faire apprendre aux élèves!
 
Les auteures décrivent dans leur ouvrage comment elles forgent les comportements attendus en contextes d'ateliers de français, mais je crois fermement que cette vision de l'installation de la gestion de classe est transférable à tout comportement attendu dans un contexte de classe: prendre le rang pour circuler dans l'école, défaire son sac le matin, la gestion du niveau de buit dans la classe... À vous de voir!

jeudi 20 septembre 2012

40 000

Il y a précisément 1 mois et 5 jours, j'étais toute heureuse que mon blogue ait touché les 10 000 pages vues... C'est maintenant 40 000 pages vues que je fête! Vous êtes en feu!!! Toutes ces visites en si peu de temps!
 
Cette décision que j'ai prise de publier un blogue pédagogique m'a apporté beaucoup plus que je ne l'aurais d'abord cru. Un merci immense à toutes les personnes qui ont accepté de venir y jeter un oeil, qui ont apprécié (ou pas), qui ont questionné, commenté, suggéré, qui sont revenues et qui ont référé mes convictions en éducation à d'autres.
 
Ma journée commence bien avec cette tappe dans le dos qui m'encourage et m'aide à me sentir pertinente dans ma profession!
 
À bientôt, j'espère!
M-Eve

dimanche 16 septembre 2012

Prendre le pouls de ma classe

Mon début d'année se déroule à merveille et je suis très encouragée de l'année que je pourrai passer avec ce groupe. Mes élèves me donnent l'impression de se sentir bien dans ma classe aussi, mais ça reste ma perception.
 
Suite à la suggestion de Jacqueline Caron dans Quand revient septembre... j'ai décidé de tenter d'aller voir les perceptions de mes élèves. Ainsi, je pourrai mieux valider mes propres perceptions et tenir compte de leurs commentaires. J'ai élaboré  20 questions auxquelles les élèves répondront par oui ou non. En fait, j'énoncerai les questions oralement et ils ne feront qu'indiquer le numéro de la question et la réponse sur leur feuille.
 
Une fois que toutes les questions auront été posées, les élèves échangeront leurs feuilles. Je leur demanderai, en grand groupe et en levant la main, de m'indiquer les réponses. En n'ayant pas leur feuille-réponse, mais celle d'un autre, ils seront encore anonyme devant la classe... En recueillant leurs réponses, je complèterai le diagramme à bandes tout en le projetant.
 
Voici mes questions:
1.       Je sens que j’ai ma place dans la classe.
2.       Je me sens à l’aise de demander de l’aide à mon enseignante quand j’ai un problème.
3.       Je me sens en sécurité dans la classe.
4.       Chaque fois qu’on fait une tâche, je sais pourquoi elle est importante.
5.       Mon enseignante se fâche pour des riens.
6.       Les explications sont claires.
7.       Mon enseignante donne des punitions sans qu’on sache pourquoi.
8.       Mon enseignante chiale après nous régulièrement.
9.       Mon enseignante est présente en classe.
10.   Je me sens respecté des autres dans la classe.
11.   Mon enseignante ne nous laisse pas assez de temps pour faire une tâche.
12.   Je vois des injustices dans la classe.
13.   J’ai peur de ne pas apprendre en raison des façons d’enseigner de mon enseignante.
14.   J’aimerais avoir plus mon mot à dire, car mon enseignante décide de tout.
15.   J’ai l’impression d’être traité comme un bébé (ou comme un adulte).
16.   On a le droit de rire et de s’amuser en classe.
17.   Je sens qu’on avancera cette année (comportement, matières scolaires, esprit de groupe…)
18.   Je sens que le niveau de difficulté des tâches ou des exercices sera ajusté à mes forces et à mes défis.
19.   Mon enseignante aime vraiment ses élèves.
20. Je me sens à l’aise de prendre la parole dans le groupe.

samedi 15 septembre 2012

Les tables

Les fameuses tables... Quand j'étais à l'école primaire et qu'on me demandait, pendant des années, de les apprendre par coeur, qu'on me testait le vendredi pour savoir si je les connaissais par coeur et que je les étudiais et révisais tous les soirs parfois en les écrivant (au cas où je serais visuelle) ou en les récitant (au cas où je serais auditive), j'étais déçue, gênée et frustrée de ne pas toutes les connaître par coeur... Aujourd'hui, je suis adutle, enseignante et je ne connais pas tous les faits numériques par coeur...
 
Je me prépare à revoir les tables de multiplication avec mes élèves et je veux les aborder par les stratégies facilitant l'apprentissage des faits numériques proposées dans ma bible des maths... L'enseignement des mathématiques; l'élève au centre de son apprentissage. Ainsi, plutôt que de les faire apprendre dans l'ordre: tables de 1, 2, 3, 4... je me baserai sur les stratégies aidant les élèves. Les voici:
 
Les doubles: La table de 2 correspond en fait aux doubles travaillés lors des additions. En travaillant les doubles, on parle de tous les faits numériques concernés. Ainsi, on travaille autant 2x8 que 7x2...
 
Avec 5: Compter par bonds de 5 est une habileté qui a été largement travaillée depuis le début de la scolarité des élèves. Ainsi travailler les faits numériques incluant les multiples de 5 aidera les élèves. Encore une fois on parle autant de 5x4 et de 6x5...
 
Avec 0 et 1: Une fois qu'on a compris que quand on multiplie par zéro, ça donne toujours zéro et que quand on multiplie un nombre par 1, il reste inchangé, ces tables sont faciles. Cependant, les auteurs soulignent que ce n'est pas une évidence pour les élèves. Effectivement, on vient de passer plusieurs années à leur faire observer que quand on additionne zéro à un nombre, il reste inchangé (ce qui n'est pas le cas dans les multiplications)... Il est donc fondamental que les élèves réalisent, en contexte de problèmes à résoudre, les concepts associés à cette stratégie.
 
Avec 9: Les multiplications par 9 offrent des régularités qui aident à les apprendre. Il est donc possible de vivre en classe des activités favorisant que les élèves connaissent et soient capables d'utiliser ces régularités pour se débrouiller facilement avec la table de 9.
 
Avec 10 (mon ajout personnel): Ma bible de l'enseignement des maths tient compte des faits numériques allant jusqu'à la table de 9. Au Québec, la progression des apprentissages va jusqu'à 10 quand il est question des tables que les élèves doivent apprendre. Si le système en base 10 est bien ancré, les multiplications par 10 devraient être assez évidentes pour les élèves qui observeront vite qu'en ajoutant un zéro au nombre multiplié par 10 on arrive à la réponse.
 
Suite à ces stratégies enseignées, il ne reste que 25 faits numériques à apprendre (seulement 15 quand on considère que les autres sont réciproques). Ici, les auteurs suggèrent de les travailler de manière à ce que les élèves se développent différentes stratégies pour y arriver. Chaque élève ira de sa propre réflexion qui sera efficace pour lui ou elle... Ils se serviront des faits numériques qu'ils connaissent bien pour y arriver. Je vous invite à aller feuilleter les pages concernées dans l'ouvage pour mieux comprendre.
 
Les auteurs soulignent que les exercices d'automatisation ne deviennent pertinents qu'une fois que les élèves ont intégré les différentes stratégies. Demander aux élèves d'automatiser leurs tables avant qu'ils comprennent bien de quoi il s'agit n'est que peu productif (j'en suis une preuve vivante). Aussi, ils se prononcent sur les tests de vitesse. Encore une fois, je me suis reconnue en tant qu'élève à l'époque. Les auteurs citent un extrait de recherche que je citerai à mon tour:
"Les enseignantes qui utilisent les tests de vitesse croient que ces tests aident les enfants à apprendre les tables. Cette croyance n'a aucun fondement sur le plan pédagogique. Bien réussir sous la pression du temps indique une maîtrise de cette habileté. Les élèves qui ont de la difficulté avec cette même habileté ou qui travaillent plus lentement courent le risque de renforcer leurs lacunes en étant soumis à une telle pression. De plus, ces enfants devienent craintifs et développent une attitude négative envers les mathématiques (Burns, 2000, p.157)"
 
Pour John Van de Walle et LouAnn Lovin, les tests de vitesse empêchent de recourir à une approche raisonnée pour la maîtrise des tables, produisent peu de résultats durables, ne récompensent qu'une minorité d'élèves, sont une punition pour la majorité et devraient généralement être évités. En fait, le diagnostic serait le seul objectif défendable des tests de vitesse portant sur les tables. Ainsi, on peut identifier les stratégies sur lesquelles les élèves ont besoin qu'on mette l'emphase. (J'admets qu'ils déstabilisent les traditions, mais je crois sincèrement en leur vision, étant une des personnes concernées par ce qu'ils émettent)


Se faire confiance

Trouver sa couleur d'enseignant (e) est un processus... Il y a possiblement autant de manières de vivre son enseignement et sa pédagogie qu'il y a d'enseignants. C'est vrai que certains enseignants se ressemblent dans leurs valeurs, leur pédagogie, leurs interactions avec les élèves, mais quand on est authentique dans sa classe, on est aussi unique!
 
Une des choses très importantes que j'ai comprises dans cette profession que j'aime tant, c'est que la confiance professionnelle est une des clés majeures de la réussite. Cette confiance professionnelle a, je crois, un impact sur la réussite de nos élèves, sur la confiance que les parents nous accordent, sur le climat de travail entre les enseignants avec lesquels on travaille, mais surtout sur notre entrain au travail.
 
Il y a quelques années, je me donnais 10 ans pour réussir à être l'enseignante que je souhaitais être. Je me regardais et je ciblais tous les apprentissages que je souhaitais faire, toutes les améliorations à mes pratiques que je voulais apporter et j'acceptais de me donner le temps d'y arriver. 3 ans plus tard, je ne parle plus ainsi... Je sais que je ne serai probablement jamais l'enseignante que je rêve d'être, car la formation continue a une trop grande place dans ma pratique. Je sais qu'il y aura toujours des aspects de mon enseignement que je voudrai peaufiner. Par contre, j'ai atteint un niveau de confiance professionnelle qui me permet d'affirmer que je suis une bonne enseignante, malgré les imperfections que j'identifie et sur lesquelles je souhaite m'améliorer à court, moyen ou long terme.
 
Cette fameuse confiance professionnelle a des impacts positifs à différents endroits:
  • La réussite de mes élèves: J'ai assez confiance en mon jugement professionnel pour faire des choix pédagogiques qui sont appropriés pour eux; qui répondent spécifiquement à leurs besoins plutôt que de me laisser guider par du matériel pensé par d'autres et pour des élèves hypothétiques.
  • La confiance que les parents m'accordent: La confiance professionnelle que j'ai développée se dégage de moi et les parents sentent que je sais ce que je fais avec leurs enfants lorsqu'ils me les confient. Ils n'ont pas nécessairement à comprendre le pourquoi du comment de chacune de mes interventions pédagogiques, mais ils ont assurément besoin de sentir que l'enseignante prend des décisions justes et pertinentes pour favoriser le développement académique, social, affectif de leur enfant. Encore une fois, la confiance que les parents accordent à l'enseignante de leur enfant a un impact direct sur l'élève.
  • Le climat de travail: Quand les membres d'une équipe-école se font confiance dans leurs pratiques professionnelles, ils se sentent moins menacés par les approches différentes des leurs. Quand on a trouvé sa couleur et qu'on l'assume, on peut ainsi s'inspirer des bons coups des autres plutôt que de se sentir intimidés par les réussites de ceux qui nous entourent... De toute façon, chacun a droit à sa couleur et à ses choix pédagogiques et le respect des différences de pratiques est important pour favoriser un climat de travail agréable.
  • L'entrain au travail: J'observe que quand on se fait moins confiance, on tente de s'ajuster à la couleur des autres et de moins se concentrer à trouver sa propre couleur. À ne pas se sentir soi-même ou encore si peu confiant, on en vient à douter de soi et à être mal dans sa peau d'enseignant. Certains affirmeront même vivre une crise identitaire professionnelle... Personnellement, il m'est arrivé de toucher le zéro au niveau de ma confiance professionnelle et je sais à quel point il est difficile par la suite de la retrouver... C'est un processus en dents de scie qui peut s'échelonner sur quelques années parfois.
  • La compétence professionnelle: Je crois que quand on se fait confiance professionnellement, on prend plus de risques dans ses pratiques et on chemine dans sa formation continue, ce qui est très valorisant. Une démarche de développement professionnel passe par la théorie qui découle des recherches, mais surtout par les changements qu'on accepte d'apporter directement dans nos pratiques pédagogiques. Cela renforce aussi la confiance professionnelle, car les réussites qu'on vit par la suite contribuent à ce qu'on se sente bien dans notre profession. C'est ici que le cercle se referme, car la compétence d'un enseignant est un des facteurs les plus importants sur la réussite des élèves.
Bref, ma conviction profonde est que la confiance professionnelle, qui est si fragile, est un facteur majeur de réussite dans la vie d'un enseignant et de ses élèves. Il est donc vital de la soigner!
 
 

dimanche 9 septembre 2012

Un lien vers...

Brigitte a publié sur son blogue un lien vers une conférence d'une heure à visionner par youtube qui traite de la manière dont les enseignants peuvent (doivent) s'adapter aux réalités du 21e siècle dans leur enseignement et dans leur classe.
 
Je vous invite à lire la présentation qu'elle en a faite et à aller visionner la conférence de Marc Prensky qui dure une heure, mais qui est formulée de manière très accessible!
 
Voici le lien vers chez Brigitte. Merci à elle de m'avoir fait passer une heure à avancer dans mon questionnement professionnel quant à une pédagogie qui répond aux besoins de mes élèves!

samedi 1 septembre 2012

Créer un lien de confiance avec les parents

Voici ma participation à mon propre rallye-liens... Cet article contient donc les différents outils dont je me sers pour créer un lien avec les parents de mes élèves.
 
Comme la rencontre de parents se déroule souvent après quelques semaines d'école, j'aime bien prendre contact avec les parents de mes élèves plus rapidement que ça. Que ce soit par un coup de fil rapide ou par l'envoi d'un message, je prends le temps d'informer les parents de ce que j'observe déjà en lien avec leur enfant après quelques jours. Cette année, je crois que je le ferai par téléphone et que j'en profiterai pour inviter les parents à la soirée d'informations et que je leur donnerai le lien vers mon blogue destiné aux parents.
 
Ma rencontre de parents a toujours pour but que les parents sortent de la rencontre rassurés à propos de l'année que leur enfant passera dans ma classe. J'essaie de faire en sorte qu'elle ne soit pas trop longue et tienne en une heure maximum. Toutes les informations qui peuvent se transmettre autrement (par le blogue ou par du courrier) n'est que signifiée aux parents.
 
Avec les élèves, la journée de la rencontre de parents, nous faisons une recette de muffins aux bananes. Les parents sont donc reçus avec une collation que leur enfant leur a préparée.
 
J'ai préparé un diaporama pour ma rencontre de parents que je n'ai qu'à modifier un peu d'année en année. La préparation de ma rencontre n'est pas un bien gros fardeau pour moi. Un diaporama powerpoint peut s'imprimer de manière à tenir trois diapositives par page et chacune des diapositives est accompagnée de lignes pour prendre des notes. Ainsi, les parents ont l'information en main et peuvent prendre des notes pendant la rencontre.
 
Je parle de points d'information pertinents pour les parents, je présente les attentes et les craintes des enfants pour leur année (bon prof/bon élève vécu le premier jour d'école), je garde une diapositive vide pour inscrire les attentes des parents pour l'année scolaire, je parle de mes attentes envers les parents.
 
Ensuite, je présente mon fonctionnement en classe. J'explique les régle de vie, ma vision de mon travail d'enseignante, ma manière de communiquer avec eux régulièrement, ma vision des devoirs et leçons est expliquée ainsi que la manière possible pour eux d'aider leur enfant dans ce travail à la maison. Finalement, je présente les différents intervenants gravitant autour de leur enfant à l'école.
 
Tout au long de la rencontre, je prends le temps de répondre aux questions des parents. À la fin, je me montre disponible pour répondre à des questions qui seraient spécifiques à leur enfant.
 
Avant de partir, je demande aux parents de laisser un message à leur enfant qui sera lu le lendemain matin et de me donner une rétroaction de la rencontre en remplissant une feuille d'évaluation de la rencontre que voici. Si des questions ou des points qui ne seraient pas clairs sont mentionnés dans cette évaluation de la rencontre, je m'assure de prendre contact avec les parents pour assurer un suivi.
 
Inutile de mentionner qu'une attitude chaleureuse et accueillante est de mise! J'accueille les parents un peu de la même manière que les élèves la première journée d'école (en moins gros). Tiens, je pourrais faire passer en boucle le diaporama que j'ai présenté aux élèves qui parle de moi en attendant que la rencontre commence officiellement! 
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