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Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

samedi 2 novembre 2013

Enseigner: un travail de conciliation!

Ce que la période de bulletins me place dans une situation de réflexion professionnelle! Et ce, à chaque année!
 
L'an dernier, je publiais que je n'aimais pas qui je deviens dans ma classe à la veille des bulletins... Sous pression de générer des notes officielles, je presse aussi le citron de mes élèves afin qu'ils produisent. Et je n'aime pas cette ambiance où nous ne sommes plus dans un climat réel d'apprentissage, mais dans un climat d'évaluation.
 
Et l'évaluation, c'est différent de noter ou classer les élèves! Personnellement, je suis d'abord enseignante pour enseigner! Pour apprendre à connaître mes élèves de manière à les faire cheminer, tout un chacun! Cependant, trois fois par année, on me demande d'officialiser leur cheminement par des notes au bulletin. Et il n'y a rien d'anodin dans cet exercice!
 
Les notes que j'accorde à mon élève peuvent être décisives pour son parcours scolaire des années à venir! La rigueur est de mise! Surtout que dans mon cas, le passage du primaire vers le secondaire est une réalité non négligeable!
 
Trois fois par année, on me demande d'officialiser le cheminement de mes élèves par des notes au bulletin. Je ne suis pas contre l'exercice. J'ajouterais même que de manière générale, c'est un moment dans l'année qui me permet de recadrer mes planifications afin de m'assurer de réellement fournir à mes élèves tout ce dont ils ont besoin pour réussir (autant que faire se peut) leur année scolaire. C'est un exercice qui m'aide à être une enseignante rigoureuse. Et je spécifie que c'est un exercice que je pense positif de manière générale, car il y a dans nos classes quelques exceptions d'élèves pour lesquels on préférerait communiquer l'information aux parents autrement que par des notes qui sont parfois plus stigmatisantes que représentatives des mini pas qu'ils accomplissent depuis le début de l'étape... Ces pas sont minis, mais pas inexistants!
 
Conciliation évaluer vs noter
Il y a un gros travail de conciliation à faire, comme enseignants, entre notre enseignement et notre évaluation. On doit enseigner et évaluer d'abord pour répondre aux besoins observés dans la classe, mais aussi pour répondre aux exigences balisées prescrites par le ministère! Normalement, la disparité entre les deux n'est pas si grande, mais il arrive que oui...
 
Conciliation connaissances vs compétences
Dans notre évaluation et notre enseignement, encore une fois, il faut concilier les compétences et les connaissances! Deux enseignants du même niveau qui n'accordent pas la même importance aux tâches de compétence versus l'application de connaissances dresseront un portrait totalement différent du rendement d'un même élève. Certains élèves sont des champions pour appliquer la procédure d'une division, par exemple, mais sont incapables de mobiliser ce concept en contexte de problème mathématique... Est-ce qu'un des deux enseignants est trop sévère dans son évaluation et l'autre trop souple? Chacun fait preuve de jugement professionnel, mais de manière différente alors les notes peuvent différer d'une année à l'autre.
 
Conciliation différenciation vs balises
Pour certains élèves, la différenciation est nécessaire au quotidien! Je pense spécifiquement à des élèves qui ont un trouble d'apprentissage comme le trouble primaire du langage, le trouble envahissant du développement, ou autres... Ces élèves, de par leur trouble, ont besoin (et c'est un diagnostic médical!) qu'on différencie pour eux. Sans cette différenciation, leur apprentissage n'est pas impossible, mais tellement complexifié! Quand vient le temps de noter ces élèves, on doit le faire en conformité avec les balises établies pour tous. Le MELS nous permet certaines mesures d'adaptation, mais dans notre évaluation sommative, la souplesse a ses limites!
 
Conciliation planification vs apport des élèves
Si, comme enseignante, je dois planifier mon année, mon étape, ma semaine, ma journée... Mes élèves peuvent parfois m'emmener carrément ailleurs de ce qui avait été prévu! Que ce soit par leurs intérêts, leurs idées, leur humeur, certaines problématiques qui se vivent dans la classe et qu'on doit prendre le temps d'adresser ou encore par leurs besoins académiques différents de ce que j'avais anticipé, mes élèves m'obligent à faire preuve de souplesse quotidiennement! Si mes planifications sont trop rigides, il deviendra plutôt difficile pour moi de tenir compte de ma matière première; mes élèves! Cependant, si cette souplesse empiète sur ma rigueur d'enseignante, nous dévierons de la mission de l'école.
 
Conciliation confiance professionnelle vs conscience du regard des autres
Quand nous exerçons la profession enseignante, c'est qu'on a reconnu notre compétence à enseigner. Chacun de nous devenons un professionnel de l'éducation. Et si cette reconnaissance en notre compétence est réelle, elle se traduit aussi par la responsabilité de prendre des décisions dans nos classes. Ce qui ce traduit aussi parfois par une insécurité à trancher et à assumer ce jugement professionnel! Chaque enseignant a sa couleur, ses forces et ses défis. Chacun a sa vision, ses valeurs et ses façons de faire. Et c'est CORRECT! Mais il faut aussi savoir concilier notre manière d'enseigner vs les traditions établies dans une école... ou même dans un système scolaire. Quand on décide d'assumer ce droit de faire preuve de jugement professionnel et de faire des choix éclairés, on décide aussi de faire face au regard des autres. Dès que nos décisions professionnelles débordent des traditions, il faut s'attendre à susciter de la curiosité, à ce que des collègues questionnent nos façons de faire ou encore que d'autres les remettent en question (je fais une distinction entre les deux). On sera contagieux par moments et jugés par d'autres... Et que dire du regard des parents de nos élèves qu'on déstabilise par nos manières d'accompagner leur enfant autrement de ce qu'ils ont connu!
 
Bref, la profession enseignante en est une de conciliation, à mon avis! Conciliations pas toujours évidentes à gérer, mais qui rendent nos quotidiens franchement intéressants!

Responsabiliser les élèves pour leur donner de l'autonomie

L'autonomie des élèves... Pas toujours si facile!
 
En fait, comme enseignants, voire même comme adultes, je pense qu'on a un rôle majeur à jouer pour rendre nos élèves autonomes! Mon avis est qu'il faut apprendre à les responsabiliser, leur donner plus de contrôle pour qu'ils gagnent en autonomie.
 
Encadrer est très important dans une classe, et c'est assurément le rôle de l'enseignant! Cependant, parfois, à vouloir tout encadrer/contrôler, on ne laisse pas les élèves nous montrer de quoi ils sont capables! Et on ne les laisse pas apprendre à se débrouiller sans nous!
 
Quelques semaines avant l'Halloween, mes élèves m'ont demandé si la classe pouvait organiser un parcours hanté que les autres classes de l'école viendraient visiter. Ayant en tête la fin d'étape imminente, ma planification globale et les milliers de choses que je devais enseigner et évaluer afin d'arriver, j'ai expliqué aux élèves que j'acceptais leur projet, mais qu'il serait véritablement LEUR projet!
 
J'ai donné environ 30 minutes de temps de classe pour permettre à mes élèves de structurer leur projet. Ils ont déterminé des équipes et le rôle de chacun. Ensuite, ils ont accepté et compris que la planification de leur projet se déroulerait principalement à l'extérieur des heures d'enseignement. Leurs équipes avaient chacun leur rôle et moi aussi, j'avais le mien. Mon rôle était d'accepter de les superviser au moment où ils en auraient besoin (heure du dîner ou lors des récréations) et de les soutenir s'ils avaient des questions ou des besoins plus spécifiques. Et j'ajoute qu'ils étaient très conscients que c'était à EUX de me solliciter!
Oui, j'ai rogné la photo et retiré les visages... par souci de confidentialité au moment de publier!
 
Résultat?! Le jour de l'Halloween, mes élèves ont mis sur pied leur parcours hanté. J'étais dans la classe, témoin de leur travail. C'est vrai, j'ai utilisé mon droit de véto pour une idée un peu plus macabre que je considérais moins appropriée pour l'école (surtout pour les plus petits élèves qui visiteraient leur parcours), mais c'est tout! Et les autres classes ont apprécié! Mes élèves ont reçu plusieurs félicitations et elles avaient encore plus de valeur à leurs yeux, puisqu'elles ne leur revenait qu'à eux!
 
Honnêtement, c'était la meilleure activité d'Halloween de ma carrière d'enseignante, et je n'ai absolument rien à voir avec sa réalisation, car le projet appartient à mes élèves de A à Z!
 
Comme quoi que quand on laisse nos élèves nous montrer qu'ils peuvent faire preuve d'autonomie dans des situations qui sont à leur mesure, qu'on leur remet des responsabilités réelles entre les mains, ils peuvent être épatants!

dimanche 27 octobre 2013

Dernier article en lien avec l'implantation du français au quotidien!

J'ai commencé à témoigner de ma manière d'implanter le français au quotidien dans ma classe de 5e-6e. Je continuerai ce témoignage jusqu'à ce que ça tourne rondement dans ma classe. Vous pouvez donc, si ça vous intéresse, suivre ce que je vis dans la rubrique "5 au quotidien" du blogue.
 
La dernière chose qu'il me restait à implanter était le tableau utilisé pour que les élèves s'inscrivent à chacun des ateliers.
 
Voici une image de mon tableau... Il est effectivement plus utile qu'esthétique, mais ça fait très bien le travail!!! La photo est floue et c'est voulu, car il y a des prénoms d'élèves... confidentialité oblige!
 
Je voulais simplement vous montrer que j'utilise mes portes d'armoires pour le tableau! En fait, chaque jour, on décolle et recolle les étiquettes-noms (qui sont plastifiées), il est aidant d'avoir une surface qui ne s'abîmera pas! En plus, j'économise mes tableaux d'affichage qui servent à autre chose!
 
Comme l'image est floue, voici le détail de ce qu'elle contient sous forme de tableau...
 
Alors, les élèves ont 4 étiquettes-nom chacun. Ils s'inscrivent aux 4 ateliers de français au quotidien qui roulent dans ma  classe. Il placent leur nom à chacun des ateliers et définissent ainsi l'ordre dans lequel ils s'y attarderont. Cela assure qu'ils ne négligent aucun atelier. Aussi cela m'aide à structurer les entretiens que je serai en mesure de faire dans la journée.
 
*Si nous n'avons pas le temps de passer au travers des 4 ateliers pour une raison ou une autre (si je me suis attardée à une mini-leçon, si nous avions un spécialiste, si nous avions des choses à régler pour le fonctionnement de la classe ou autres), les ateliers qui n'ont pas été faits deviennent OBLIGATOIREMENT les premiers à faire le lendemain.

samedi 26 octobre 2013

Promo d'un blogue!

Ce midi, je publie tout simplement un lien vers un blogue qui  prend son envol et réalisé par des conseillers pédagogiques de ma commission scolaire.
 
Ce sont des conseillers pédagogiques en français qui font rayonner leur compétence par l'entremise d'un blogue, cette fois!
 
Chers madame V et monsieur S, je vous souhaite de vous plaire dans cette nouvelle activité! Que votre "aventure blogueste" soit riche!
 

Autoportraits

Toujours "poche" pour enseigner les arts plastiques, je continue à cheminer dans l'enseignement de cette matière qui n'est pas naturelle et facile pour moi. Cependant, je dois admettre que je me sens de plus en plus compétente, et c'est en raison des outils que je sais mieux mettre à profit!
 
Dans la section "arts plastiques" de mon blogue, j'ai publié que je me suis armée d'un ouvrage formidable publié chez Chenelière ainsi que de trouvailles web! Cette fois, j'ai allié les deux et je suis plutôt fière de mon enseignement! Oui, enseignement! Parce que faire des arts plastiques, surtout au troisième cycle, ce n'est pas une question de faire bricoler ou faire vivre des projets aux élèves. D'abord, ils en ont déjà vécu d'autres dans les années précédentes. Ensuite, si on veut les amener plus loin, il faut les aider à préciser leurs connaissances et leur technique!
 
Dans le projet d'autoportraits que j'ai déniché dans cet ouvrage, j'ai morcelé mon enseignement. J'ai d'abord vu le cercle chromatique avec les élèves. Nous avons donc rafraîchi notre mémoire au sujet des couleurs et de la manière de les obtenir. Comment faire du orange? Jaune + bleu!
 
Ensuite, j'ai annoncé aux élèves que nous en viendrions à faire un autoportrait. Avant de "massacrer" son propre visage (oui, c'est exactement le terme que j'ai utilisé avec mes élèves!) il était pertinent de travailler sur différentes techniques de dessin.
 
Nous avons donc vu les proportions du visage. Formes, disposition des organes, taille des organes, distances entre chacun... "C'est mathématique, dessiner un visage!" que mes élèves m'ont dit. En faisant le travail avec eux, je me faisais exactement la même réflexion! Toutes ces connaissances, je ne les avais pas d'emblée. Cependant, sur youtube, "Paul dessiner en ligne" est excellent pour nous montrer, par ses tutoriels, tant les proportions du visages que la technique pour dessiner chacun des organes (yeux, nez, bouche, cheveux...) C'est avec les tutoriels trouvés en ligne projetés au mur et équipés de papier brouillon, crayon et gomme à effacer que nous avons, les élèves et moi, pratiqués certains éléments.
 
Toujours à l'aide d'internet, j'ai pu montrer aux élèves différents autoportraits réalisés par des artistes de renom. Certains, comme ceux de Matisse sont plus réalistes. D'autres, comme ceux de Picasso le sont moins!
 
Finalement, avec un carton, de l'acrylique et des miroirs, nous avons peint notre autoportrait. C'est loin d'être facile, croyez moi! Si une ligne de crayon peut définir la ligne séparant le menton du cou, dans le cas de la peinture, il faut savoir jouer avec les nuances de couleur! Et c'est sans parler du nez et de la bouche qui deviennent délicats à peindre avec les pinceaux qui ne sont pas de qualité professionnelle!
 
J'ajoute que nous avons, ma collègue et moi, mis seulement du bleu, du jaune, du rouge, du noir et du blanc à la disposition des élèves. Ils devaient donc mélanger eux-mêmes les couleurs pour réaliser leur œuvre!

Par la suite, quand nous avons apprécié l'activité et les œuvres de la classe, les élèves ont apporté l'hypothèse qu'il serait beaucoup plus facile de réaliser un autoportrait qui nous ressemble au crayon. Nous avons donc prolongé, à leur demande, le projet d'autoportraits en faisant exactement la même réalisation, mais avec deux médiums complètement différents! Intéressant!!!

*Zazou me demande en commentaire si je peux partager les résultats. Comme ce sont des autoportraits, je trouve encore plus délicat de le faire... Cependant, je partage les miens... Soyez indulgents!!!!!! J'ai un moins gros nez que ça dans la vraie vie! ;)

lundi 14 octobre 2013

Ces gens qui nous aident à cheminer professionnellement!

Cette semaine, quatre enseignantes et la conseillère pédagogique attitrée à notre école avons travaillé ensemble à se construire une vision plus commune de la progression des apprentissages en français au 3e cycle. J'avais déjà publié au sujet du leadership pédagogique et des communautés d'apprentissage professionnelles (ici) . Cette rencontre, qui a placé une équipe de professionnels de l'éducation ayant un bagage différent et de manière peu naturelle (rencontre et sujet demandés par la direction), a eu des tournures de CAP.
 
Une enseignante est plus jeune et a moins d'années de pratique comme titulaire. Une autre a quelques années d'expérience, mais surtout à d'autres niveaux scolaires et pas toujours dans l'enseignement du français. Une troisième enseignante travaille en 5e-6e depuis plusieurs années. Moi, qui travaille réellement avec ce groupe d'âge seulement pour la deuxième année, mais qui me suis approprié le travail par la littéracie depuis maintenant quelques années. La conseillère pédagogique qui dirigeait un peu les échanges de manière à les maintenir cohérents avec le sujet principal: la progression des apprentissages et les différentes manières de vivre son contenu dans nos classes.
 
Nous nous sommes retrouvées avec un climat décontracté, de confiance et de partage qui nous a permis de réellement lier le concret (nos expériences, visions, pratiques) avec l'encadrement qu'est la progression des apprentissages. De cet échange professionnel riche est ressorti différentes choses, dont une principale: chacune peut apprendre de l'autre, peu importe son bagage et sa couleur professionnelle! Il y a donc ici un réel potentiel de travail d'équipe! TOUTES peuvent inspirer les autres pour différentes raisons et nous avons toutes l'impression que ces rencontres nous permettront de faire des pas pédagogiques!
 
Merci à notre conseillère pédagogique qui a su orchestrer cette ambiance de travail avec doigté! Si toutes avons participé, elle a certainement su adapter la rencontre pour que nos différences deviennent une richesse! Surtout, elle a su voguer sur cette ambiance pour en tirer profit et donner cette couleur à nos rencontres qui auraient pu être autrement plus théoriques et techniques! Clin d'œil à toi, si tu me lis et te reconnais!


Semaines 4 et 5 d'implantation des 5 au quotidien

Je me rends compte ce matin que j'ai oublié de publier la semaine dernière... Désolée... J'imagine que tous les professionnels de l'éducation lecteurs de ce blogue comprennent qu'il y a une petite baisse d'énergie vers la fin de septembre, avant qu'on retrouve un rythme de croisière!
 
Alors...
 
J'ai commencé à témoigner de ma manière d'implanter le français au quotidien dans ma classe de 5e-6e. Je continuerai ce témoignage jusqu'à ce que ça tourne rondement dans ma classe. Vous pouvez donc, si ça vous intéresse, suivre ce que je vis dans la rubrique "5 au quotidien" du blogue.
 
Dans les deux dernières semaines, je peux dire que j'ai terminé l'implantation du français au quotidien dans ma classe!
 
Lecture à deux: La lecture à deux ne s'est pas implantée dans ma classe cette année. J'ai expliqué aux élèves en quoi elle consistait, nous avons discuté de la pertinence pédagogique de cet atelier et nous avons pratiqué. À la fin de la première journée, les élèves avaient déjà compris ce qu'était la lecture à deux et étaient capables de faire cet atelier de manière autonome. Ça s'est donc tout naturellement imbriqué dans le fonctionnement général du FAQ.
 
Plusieurs de mes élèves travaillent présentement la fluidité ou l'exactitude en lecture. J'ai donc misé sur cet aspect à travailler en lecture à deux pour le moment. Plus tard, viendront les leçons qui toucheront plus les réactions et les interprétations. Je pense donc intégrer à mes ateliers de lecture à deux certains aspects du cercle de lecture.
 
Entretiens de lecture: J'ai misé dans les dernières semaines sur mes entretiens de lecture. Ainsi, presque tous mes élèves ont été vus 2 fois depuis le début de l'année. Pour ceux et celles qui auraient un sentiment d'incompétence à gérer les entretiens de lecture aussi rapidement, je rappelle que je n'ai que 13 élèves! Il est évidemment plus facile pour moi de voir tous mes élèves plus fréquemment!
 
J'avoue aussi que j'ai moi-même misé sur les entretiens de lecture alors que j'ai mandaté ma stagiaire pour assister les élèves en écriture.
 
J'ajoute finalement que les élèves devant travailler l'exactitude et/ou la fluidité ont progressé de manière remarquable en peu de temps!
 
Écriture: Les différentes leçons misant sur le contenu et la qualité des textes commencent à porter leurs fruits. Quelques élèves émergent réellement et la qualité des écrits s'en trouve décuplée! ces textes, en partage, deviennent des exemples pour les autres élèves qui s'inspirent à la fois de ce que leurs pairs ont écrit et des commentaires constructifs qu'ils reçoivent en classe.
 
Je demande aux élèves de donner leurs commentaires aux autres. En faisant cela, je leur montre comment être aidants. "C'est un bon texte!" est un commentaire qui est jugé incomplet dans ma classe. Qu'est-ce qui fait que c'est un bon texte? Comment ce texte pourrait être travaillé? Vaudrait-il la peine de le publier? Ces périodes de partage en groupe-classe ne sont pas systématiques chaque jour, mais assez fréquentes. Elles cultivent le goût d'écrire des élèves, leur donnent de la rétroaction, donnent des idées et me permettent d'enseigner comment assister un pair dans sa démarche. Viendra un moment où les élèves pourront s'aider entre eux quand je suis occupée en entretien...!!!
 
Lecture interactive: Mes lectures interactives ont finalement surtout tourné autour de Chris Van Allsburg. Je leur ai lu de ses albums. Je leur ai présenté les autres. Ses livres sont maintenant plus choisis dans les bacs de lecture. Aussi, j'ai pris soin de leur présenter Les mystères de Harris Burdick que j'ai ensuite placé dans le coin des différents outils mis à la disposition des élèves en écriture. Ils peuvent donc, à leur guise, s'inspirer de ces images éloquentes pour écrire!
 
Concernant l'implantation du français au quotidien, il ne me reste qu'un seul élément à mettre en place et c'est l'utilisation d'un tableau indiquant le choix des ateliers des élèves.
 
Tableau horaire: Sur 4 coupons, chaque élève a inscrit son prénom et a décoré le bout de papier. Nous avons plastifié le tout. Dès le début de la semaine, j'inaugure un tableau à double entrée qui servira quotidiennement au FAQ. D'un côté l'horaire (atelier 1, atelier 2, atelier 3, atelier 4) et de l'autre les 4 choix d'ateliers (lecture en solo, lecture à 2, écriture, révision et correction). Chaque jour, chacun placera un coupon à chacun des ateliers pour déterminer l'ordre dans lequel il/elle travaillera. Si, pour une raison ou une autre, nous n'avons pas le temps de faire les 4 ateliers, celui qui n'a pas été fait deviendra obligatoirement le premier atelier du lendemain pour tous. Ainsi, personne ne pourra éviter stratégiquement un atelier qui lui plait moins! La semaine prochaine, je publierai une image de mon tableau pour ceux et celles qui seraient plus visuels!


samedi 28 septembre 2013

Lien vers une pétition...

Je n'ai jamais encore propagé sur mon blogue quoi que ce soit de plus  engagé, mais cette fois, je le fais... Pour les lecteurs québécois qui pensent qu'un investissement en éducation plutôt que les compressions incessantes depuis les dernières années serait pertinent, voici un lien vers une pétition en ligne.
 
Libre à vous d'y aller... ou pas!

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-4323/index.html

vendredi 20 septembre 2013

Troisième semaine d'implantation des 5 au quotidien

J'ai commencé à témoigner de ma manière d'implanter le français au quotidien dans ma classe de 5e-6e. Je continuerai ce témoignage jusqu'à ce que ça tourne rondement dans ma classe. Vous pouvez donc, si ça vous intéresse, suivre ce que je vis dans la rubrique "5 au quotidien" du blogue.
 
Évidemment, quand on suit nos élèves et qu'on enseigne en fonction de ce qu'on observe de leurs besoins, nos planifications s'ajustent en conséquence... La semaine dernière, j'écrivais que je prévoyais commencer mes lectures interactives en lien avec l'interprétation. Mes élèves m'ont amenée ailleurs.
 
J'avais aussi écrit que j'amorcerais l'atelier de révision et correction et que je travaillerais à faire des entretiens en lecture. Ces deux aspects ont effectivement fait partie de ma semaine!
 
Entretiens en lecture:  Mes élèves sont franchement autonomes dans leurs ateliers. J'ai donc pu voir de un à deux élèves en entretien par jour. Ils voient bien que l'entretien ne fait pas si mal. Ils disent être moins habitués à devoir lire à haute voix à leur âge, mais ils passent rapidement par dessus! *J'en profite pour enseigner en individuel lors de mes entretiens en lecture.
 
Implantation de la révision et correction: Je mise énormément sur le contenu des textes écrits lors de la première étape. J'ai donc d'abord insisté sur la révision quand j'ai amené cet atelier. Comme c'est le troisième atelier faisant partie du français au quotidien, il sont devenus autonomes très rapidement! J'ai donc déjà pu permettre aux élèves de choisir l'ordre des ateliers, y compris ce dernier.
 
J'ai aussi commencé à faire des entretiens en écriture. J'ai donc demandé à 3 élèves par jour de me faire lire leur texte, fini ou pas! Je n'ai pas tout corrigé, mais j'ai lu et j'ai commenté. J'ai annoté les points forts du texte et j'ai mentionné l'aspect sur lequel je veux que chacun focalise lors de sa correction.
 
J'ai commencé à aborder certaines notions d'orthographe, parfois en individuel en entretien et parfois en groupe-classe.
 
Mini-leçons d'écriture: En lisant les textes de mes élèves, j'en ai profité pour reprendre leurs productions en leçon. Je lisais au groupe le texte ou encore un extrait pour illustrer une attente. J'ai fait l'exercice tant en contexte d'exemple que de contre-exemple. Un élève a particulièrement détaillé la description psychologique du personnage de son écrit. J'ai adoré citer son texte en exemple! Une autre a choisi un sujet pertinent et toutes ses idées étaient intéressantes, mais son texte très peu organisé. Avec beaucoup d'humour, je l'ai amenée, en groupe-classe (eh oui!), à voir qu'en lisant son écrit, on s'y perd! Je suis allée jusqu'à mentionner que j'ai eu l'impression qu'elle avait pris toutes ses idées très pertinentes et intéressantes, qu'elle les avait placées dans un sac pour les mélanger avant de les mettre sur papier. Je vous rassure, elle riait et ne semblait pas du tout se sentir humiliée. Au contraire, elle savait comment améliorer son texte. Elle s'est armée de ces ciseaux, de son bâton de colle et a entrepris de découper son texte pour "jouer au casse-tête" et remettre ses phrases dans un ordre plus organisé.
 
Utilisation de la littérature pour enseigner l'écriture: Une des premières leçons de l'année concerne la qualité des écrits. J'ai amené la métaphore "mettre de la viande autour de l'os" pour illustrer cette attente. J'ai demandé aux élèves s'ils aimaient les côtes levées. Ils ont tous répondu que oui! Nous avons imaginé la situation où ils sont au restaurant et où leur assiette de côtes levées ne satisfait pas leur appétit, parce qu'il y avait finalement plus d'os que de viande... Quelle déception! C'est la même chose quand on lit un texte et que les idées sont peu développées. On reste sur notre appétit!
 
Cependant, plusieurs de mes élèves, pour détailler leurs idées et écrire des textes plus longs et complets, ont eu tendance à énumérer différents éléments de leur histoire. J'ai donc voulu leur faire voir la différence entre dire et faire sentir! J'ai utilisé le livre-cd de Dominique Demers (illustré par Stéphane Poulin et publié aux éditions Dominique et compagnie) Vieux Thomas et la petite fée. Évidemment, j'ai fait exprès d'utiliser le livre disque qui, en plus des illustrations pour appuyer le texte, la musique d'ambiance derrière la voix et l'intonation de Dominique Demers rendent l'histoire particulièrement touchante. Ils ont donc "senti" l'histoire. Nous avons donc observé comment l'auteure s'y était prise pour y arriver. Disons que c'est immensément plus riche que si elle avait simplement énuméré les différentes étapes de son histoire... "Il était une fois un vieux grincheux qui trouva une petite fée. Il en prit soin. Un jour, un chien vint attaquer la fillette. Thomas tenta de la défendre. Il lui sauva la vie, jusqu'à y laisser la sienne." On ne sent rien dans une énumération de d'événements alors que l'œuvre de Demers est réellement une perle d'intensité!
 
Pour la semaine prochaine: Je projette d'être en mesure de placer l'atelier de lecture à deux. Je le ferai en mettant d'abord l'emphase sur la fluidité et l'exactitude. Les élèves pourront donc s'aider à ce niveau. En même temps, je demanderai aux élèves de travailler le rappel à la fin d'une lecture. En les obligeant à se parler de ce qu'ils viennent de lire, j'aborderai l'importance de la compréhension ainsi qu'une pointe d'interprétation de l'histoire. Cette année, j'aimerais pousser mes ateliers de lecture à deux vers certaines stratégies de cercle de lecture pour aller plus loin vers la discussion autour du livre et l'appréciation.
 
Je compte aussi continuer mes entretiens en lecture, mais cette fois en utilisant la trousse GB+. Ainsi, mes élèves auront été évalués avec l'outil qu'est le continuum en lecture ainsi que la trousse d'analyse de méprises.
 
Possiblement que je réussirai, cette fois, à travailler en lecture interactive!
 
Je veux aussi commencer à travailler plus sérieusement l'orthographe. J'ajouterai donc de l'étude de mots à savoir écrire en leçons, parce que ces mots auront été abordés et travaillés en classe. Il est à noter que je travaille par constance orthographique pour comprendre la logique de l'orthographe.
 
Bonne semaine!


samedi 14 septembre 2013

Deuxième semaine d'implantation des 5 au quotidien

J'ai commencé à témoigner de ma manière d'implanter le français au quotidien dans ma classe de 5e-6e. Je continuerai ce témoignage jusqu'à ce que ça tourne rondement dans ma classe. Vous pouvez donc, si ça vous intéresse, suivre ce que je vis dans la rubrique "5 au quotidien" du blogue.
 
Maintenant que mes deux premiers ateliers sont bien ancrés dans ma classe (lecture en solo et écriture), je continue mon travail. Cette semaine, je n'ai pas abordé de nouveaux ateliers, j'ai simplement poussé plus loin les capacités d'autonomie de mon groupe. Je m'explique:
  • J'ai commencé à faire des entretiens en lecture. Pendant que mes élèves lisent, j'en choisis un qui vient avec moi. Mon premier entretien a pour but de situer son niveau de lecture, surtout! L'élève sera donc en mesure de choisir des livres dans les sections appropriées ET j'ai maintenant une meilleure idée des forces de mon élève et du suivi que je devrai assurer avec lui ou elle. Je suis donc en mesure, suite à l'entretien, de décider des interventions pertinentes à mettre en place suite à mes observations. *Je n'ai pas encore fait le tour de mes élèves, car j'en fais un par jour... parfois 2!
  • J'ai poussé les leçons d'écriture de manière à insister sur le contenu du texte. Cela a deux impacts directs. Le premier étant strictement pédagogique; je pousse mes élèves à produire des textes d'un certain niveau de qualité attendu. Le second, pédagogique, mais aussi directement en lien avec l'implantation de la gestion de classe de l'atelier; les élèves savent mieux quoi et comment écrire. Cela fait en sorte qu'ils écrivent réellement et pendant une période un peu plus soutenue. Ils sont plus engagés dans leur rédaction, alors ils maintiennent maintenant leur travail pendant les 20 minutes que je leur demande.
  • J'ai commencé à donner aux élèves la possibilité de faire leurs choix. En d'autres mots, ils ne font plus tous en même temps leur atelier de lecture ou d'écriture. Ils choisissent dans quel ordre ils se consacrent à chacun de ces deux ateliers.
À venir la semaine prochaine:
  • L'atelier de révision et correction commence à se faire sentir plus urgent. Je commencerai donc à enseigner aux élèves à réviser leur texte. Mes leçons en groupe-classe leur permettront cela. Aussi, j'ai l'intention d'annoter des textes d'élèves de manière à donner à chacun des pistes pour la correction. Ici, je choisis d'y aller plus individuellement. Ainsi, si un élève doit porter une attention à sa ponctuation, l'autre devra possiblement travailler sur l'orthographe et s'allier au dictionnaire pour réduire son nombre de fautes... Il ne faut pas oublier que, comme ils sont grands, ils ont déjà une base de connaissances quant à la tâche de révision et correction en écriture! Bref: révision pour tous et correction pour tous, mais chacun à sa manière!
  • Entretiens de lecture à poursuivre. J'espère (possiblement avec l'aide de l'enseignante soutien) avoir situé tous les élèves de ma classe. La semaine prochaine, tous choisiront donc des livres de leur niveau. *La période de lecture ne vaut presque rien pédagogiquement si l'élève ne lit pas des livres de son niveau et en ayant en tête la stratégie qu'il ou elle doit travailler. Ces deux éléments cruciaux s'organisent en entretien.
  • Je pense aussi commencer à faire de la lecture interactive. Ainsi modéliser comment se construire une intention de lecture et faire preuve de compréhension d'un texte en répondant à des questions (oralement). Je choisis toujours, en lecture interactive, des livres qui permettent un certain niveau d'interprétation, de réaction et d'appréciation. À mon avis, la richesse pédagogique de la lecture interactive est là: discuter de "l'œuvre". Je pense que ma première lecture interactive sera "Ami-Ami" de Rascal, car j'aime beaucoup les discussions qu'il suscite au niveau de l'interprétation des élèves. Je pense aussi approfondir les œuvres de Chris Van Allsburg parce que je les affectionne particulièrement ET qu'elles sont parfaites pour montrer aux élèves que le genre littéraire qu'est l'album n'est PAS automatiquement "gnan-gnan"!
Bonne semaine à vous!

Prendre une stagiaire pour s'en occuper!

L'an dernier, j'ai tenté l'expérience d'accueillir une stagiaire dans ma classe. J'ai tellement aimé cette réalité professionnelle, que je récidive avec plaisir! Comme on dit; l'essayer, c'est l'adopter!
 
Prendre une stagiaire sous son aile est en fait une responsabilité professionnelle. Je pense qu'il faut garder en tête que notre responsabilité de mentor est d'accompagner l'étudiant(e) dans son propre cheminement pour se trouver personnellement dans la profession. Je ne vise pas à avoir une deuxième moi dans la classe, mais à aider une autre enseignante à se développer et à se définir dans la profession. Plus la session avance, plus elle prend de la confiance et de l'autonomie, mais je dois continuer à être présente en fonction de ses besoins.
 
Les moments de présence en classe de ma stagiaire sont un plus pour mes élèves, car nous sommes deux adultes dans la classe qui peuvent répondre à leurs besoins. Cependant, si ces moments peuvent m'alléger quand la stagiaire est capable de prendre des responsabilités dans la classe, c'est en fait une illusion... Comme titulaire de mes élèves, JE suis responsable de ce qu'ils vivent, y compris les prises en charge et les interventions de ma stagiaire.
 
Comment j'aime assurer son suivi:
  1. Rétroaction fréquente et rigoureuse directement liée aux compétences professionnelles. Chaque semaine, je prends quelques minutes pour rédiger une rétroaction écrite que j'envoie à ma stagiaire. Je prends le temps d'inscrire toutes mes observations en lien avec chacune des compétences professionnelles. Cela oriente à la fois mon évaluation, ma compréhension de ce qui est attendu de ma stagiaire ainsi que mes interventions auprès d'elle pour favoriser son cheminement. D'après les deux stagiaires avec lesquelles j'ai travaillé jusqu'à maintenant, cette habitude les aide énormément tant à mieux comprendre les compétences professionnelles, que ce qui est attendu d'elles. Aussi, elles ont une référence concrète sur laquelle s'appuyer et faire leurs propres démarches d'apprentissage. Surtout, cela assure la transparence entre elle et moi, ainsi que des traces écrites en cas de pépin...
  2. Évaluation formative directement liée aux attentes déclinées par l'université. Dans le cahier d'observation que l'université fournit aux enseignants-associés, chacune des compétences évaluées sont déclinées en observations concrètes attendues à la fin de chacun des stages. Ce sont en quelque sorte des objectifs réalistes à atteindre en fin de stage. J'aime bien, à quelques reprises pendant le stage, lire AVEC ma stagiaire tous ces objectifs. Armée d'un surligneur, je surligne avec elle ce que je pense que ma stagiaire a acquis. Ainsi, elle sait ce qu'elle fait bien, comprend ce qui l'attend. Je fais cet exercice AVEC elle afin de prendre la peine de lui expliquer et en faisant des liens avec des exemples concrets vécus en classe les raisons pour lesquelles je pense que c'est acquis ou encore à travailler. La dernière fois que je fais cet exercice, c'est pour décider de la note officielle que je pense adéquate pour ma stagiaire.
  3. Questionnement sur tout ce que propose la stagiaire. D'emblée, en début de stage, j'explique que je remettrai beaucoup en question ses idées et propositions. Le but n'est pas de la déstabiliser et de la rendre insécure, mais plutôt de l'aider à définir dans sa tête ses actions, choix pédagogiques et interventions dans la classe. Quand je la questionne avant, c'est pour l'aider à mieux avoir pensé à toutes les éventualités ainsi qu'à toutes les portées pédagogiques possibles lors d'une activité. Quand je la questionne après, c'est pour l'aider à faire le pont entre la théorie et son vécu sur le terrain. Je pense ainsi l'aider à développer sa capacité d'analyse réflexive.
  4. Me rendre disponible pour ma stagiaire. Si ma réalité personnelle ou professionnelle ne me permettent pas de donner du temps à ma stagiaire, je pense qu'il est plus sage de passer mon tour pour la session en cours. Que ce soit par courriel ou encore par téléphone, je pense qu'il est important que ma stagiaire puisse me questionner ou encore valider certaines de ses démarches entre ses présences hebdomadaires dans la classe.
 
D'une certaine manière, une stagiaire peut être une étudiante de plus dans la classe. Je pense qu'il faut le voir ainsi si on veut réellement jouer un rôle constructif pour elle.
 
Cependant, il ne faut pas négliger tout ce que cette étudiante supplémentaire peut m'apporter professionnellement à moi, enseignante plus chevronnée... Et oui, ici, j'affirme être compétente! Si je n'avais pas la conviction d'être une enseignante compétente, je ne me proposerais pas comme mentor! Ma compétence ne m'empêche pas de vouloir continuer à apprendre dans différents contextes, dont celui d'enseignante-associée!

vendredi 6 septembre 2013

Première semaine de français au quotidien

J'ai dans mon entourage plusieurs amies et collègues qui apprivoisent les 5 au quotidien et l'enseignement du français par la littératie. J'ai pensé publier, pour les premières semaines de l'année, le témoignage du déroulement de l'implantation des ateliers dans ma classe. Que ceux et celles qui veulent essayer lisent, réfléchissent et adaptent ma manière de le vivre et de l'implanter à leur couleur d'enseignant et à la réalité de leur classe!

Pourquoi cette série de témoignages peut-elle être pertinente? Parce que les 5 au quotidien est un ouvrage situé dans un contexte de classe de première année (ou de jeunes élèves). J'implante le principe dans ma classe de grands (5e-6e année). J'ai donc modifié certains aspects et sélectionné les ateliers que je considère pertinents. 

Bacs de livres
Un bac est attribué à chacun. La première journée d'école, j'explique aux élèves à quoi il servira et je leur demande de l'identifier. Ils dessinent ou écrivent sur un carton ce qu'ils veulent et l'accrochent au bac. Le but est qu'ils le reconnaissent facilement. Je n'ai pas besoin de pouvoir associer un bac à son élève...

Explication du fonctionnement en FAQ (français au quotidien)
J'explique aux élèves le fonctionnement en général. Je mentionne aussi que si c'est flou pour eux, ce n'est pas grave, c'est même normal! Au fil du temps, ils le vivront et le tout deviendra concret. Chaque fois que j'installe un nouvel atelier, je réexplique le principe...

L'ordre des ateliers que j'implante 
Je commence toujours par la lecture en solo. Normalement, je travaille ensuite la lecture à 2. Cette année, j'ai un groupe de seulement 13 élèves et sans vouloir créer de jalousie, ils ne me demandent, jusqu'à maintenant, que très très peu d'efforts au niveau de ma gestion de classe. J'ai donc décidé de les faire écrire plus rapidement. 

Entraînement de l'atelier de lecture en solo
Au premier ou deuxième jour d'école, je commence l'entraînement de la lecture en solo. Je le fais comme c'est expliqué dans le livre... Nous discutons de ce qui est attendu des élèves, de l'enseignant. Nous commençons ensuite à lire. Je surveille les comportements des élèves et je suis hyper rigoureuse! Dès que je remarque une imperfection, j'arrête le groupe et nous parlons des raisons de l'arrêt. Nous tournons généralement autour de 3 minutes. On tente tout de suite de battre notre temps. Par expérience, le deuxième essai dure environ 30 secondes...!!! Il y a toujours un élève plus compétitif qui veut tellement que la classe fasse mieux qu'il surveille les autres. C'est ainsi qu'il arrête de lire... et que j'arrête le groupe.

Comme mes élèves sont grands, ils sont habitués de lire... Le troisième essai est généralement assez long. Ils se rendent presque jusqu'à l'objectif, qui est de 20 minutes dans ma classe.

Cette année les temps de mes élèves ont été les suivants:
-3 minutes 27 secondes
-44 secondes
-18 minutes 42 secondes

20 minutes au deuxième jour et par la suite (ils sont rapides... Je m'attendais à ce que l'ancrage prenne plus de temps!)

Je vise trois périodes de 20 minutes parfaites consécutives (3 jours) avant de passer à l'entraînement du prochain atelier. 

*Il est à noter que je relâche graduellement la surveillance des comportements attendus lors des périodes d'entraînement, et ce, pour chacun des ateliers. L'idée, c'est d'ancrer les comportements, mais aussi de développer l'autonomie des élèves.

*Il est aussi à noter que je ne commence les entretiens que la semaine prochaine. Pour le moment, les élèves ont dans leurs bacs des livres qu'ils ont surtout choisis par intérêt. Une fois situés dans leur niveau de lecture, j'exigerai que les bacs se remplissent de livres de leur niveau en majorité ainsi que de quelques livres qui ne sont pas nivelés et choisis par intérêt seulement. Ils savent déjà que ce changement s'en vient.

Écriture
Le premier jour où je parle des ateliers d'écriture, je prends le temps d'expliquer que les écrits ne seront pas imposés. C'est à dire que l'écriture sera obligatoire quotidiennement, mais les élèves, les auteurs de la classe, auront la responsabilité de leurs écrits. Ils choisiront le sujet, le destinataire, le type de texte... 

Ma première leçon d'écriture est en fait une tempête d'idées servant à faire émerger les possibilités que les élèves pourront explorer en écriture. Nous listons des sujets pertinents pour les ateliers d'écriture. Nous listons aussi différents types de textes. Je demande ensuite aux élèves de mijoter un sujet pour l'écrit du lendemain.

Au jour 2 des ateliers d'écriture, nous parlons des comportements attendus lors de la période de 20 minutes. Je modélise ensuite ma manière de planifier un écrit et de noter mes idées. Je rédige rapidement quelques phrases en modèle. Je fais un tour de table pour leur demander le sujet qu'ils ont choisi. Je dis au groupe que tous ceux qui n'ont pas de sujet en tête doivent décrire quelque chose. Souvent, je projette une image, je leur propose de décrire mes vêtements ou encore de prendre un livre et d'en décrire la couverture. Je les lance ensuite dans l'action.

Voici les temps de mes élèves cette année:
-4 minutes 21 secondes (parce que la cloche a sonné l'heure de la récréation... Ils auraient fait plus long)
-15 minutes 6 secondes au jour 2

*S'assurer que les élèves soient réellement en écriture et ne décrochent pas de leur tâche nécessite une petite dose supplémentaire de jugement. Ce n'est pas parce que le crayon cesse d'être actif pour un instant que l'élève a arrêté d'écrire!

Ma prochaine leçon sera en fait la lecture de textes d'élèves. Nous verrons donc déjà que longueur et qualité sont deux concepts différents! Je ferai exprès de demander à un élève qui n'a vraiment pas beaucoup écrit (quelques lignes et dont je suspecte que la cause est plus passive qu'autre chose) de lire son travail tout de suite après un écrit que je juge de qualité tant par le contenu que par la longueur du texte. C'est vrai, je mets de la pression... Je veux montrer aux élèves que j'exige d'eux qu'ils donnent réellement leur 100%. Je ferai ensuite lire quelqu'un d'autre qui a peu écrit, mais qui a un texte plus prometteur ou encore qui a choisi un type de texte qui se veut plus court. Nous ferons la part des choses...
Cela permet aussi de susciter des idées chez les autres.

En français, ma première semaine a ressemblé à ceci. 

La semaine prochaine...
Nous vivrons quotidiennement la lecture en solo et l'écriture. Je commencerai à faire des entretiens en lecture et à ramasser 2 ou 3 écrits par jour pour les annoter et voir plus précisément les besoins de mes élèves. Possible que je puisse commencer à ancrer la lecture à 2; ça dépend de mon groupe et du rythme qui s'installe. Possible aussi que je puisse commencer à laisser les élèves choisir l'ordre de leurs ateliers de lecture en solo et d'écriture. Nous ferons la lecture à 2 tous en même temps. Je jugerai de l'autonomie que je peux graduellement leur laisser prendre selon mes observations!



jeudi 29 août 2013

Déco de rentrée: classe 2013-2014

Je vous avertis, je vais créer de la jalousie! J'ai cette année une classe de 5e-6e qui est nouvelle dans mon école. L'an dernier, le local que j'occupe servait à des élèves du préscolaire. Ainsi, ma classe était VIDE!!! J'ai donc pu l'aménager à mon goût et la garnir uniquement de matériel qui me convient. Comme c'était un local de préscolaire, et de service de garde avant d'être ma classe, j'ai un évier ainsi qu'un coin isolé par un mur où se trouvent le vestiaire, de l'espace pour placer mon classeur, un meuble de rangement ainsi que mes deux postes d'ordinateur.
 
Assez de bla bla, je vous montre!
Voici le coup d'œil en entrant. Évidemment, j'ai autant d'espace parce que je n'ai que 13 élèves (jalousie?!) Les murs sont d'un jaune plus ou moins attrayant à mon goût, mais agencé avec le mauve et le rouge, c'est beaucoup plus harmonieux. Les ballons sont une idée que j'ai recyclée de l'année dernière. Ils servent de marque-place pour la rentrée.
 
 
J'ai recouvert mes tableaux d'affichage de nappes de vinyle achetées au magasin à 1$. J'ai utilisé les retailles pour tailler de longues bandes d'environ 10 cm de largeur. Armée de patience et d'une agrafeuse, j'ai entrepris de plisser les bandes pour en faire des bordures. J'adore le résultat! J'admets que c'est très long et très peu économe d'agrafes, mais bon... une fois par année!!!
 
On voit ici le mur dont je parlais séparant le vestiaire de la classe. C'est sur ce mur que se trouvent mon tableau et ma toile de projection. J'y ai installé une table plus basse et des "poufs" confortables puisque j'ai l'intention de faire mes entretiens, de rencontrer des élèves en sous-groupes ou encore de permettre le travail d'équipe. Cette table se trouve à proximité des deux postes d'ordinateur auxquels mes élèves auront accès. Ils sont plus en retrait, parce que près du vestiaire. La porte de la classe est juste à côté aussi. Placée à cet endroit, je pourrai avoir un œil partout: sur la classe, sur les élèves aux ordis ainsi que sur ceux qui iront aux toilettes (à proximité de ma classe).
 
Cette image montre encore une fois ma classe, mais je veux porter l'attention sur le fait que j'ai choisi de placer mon bureau tout au fond de la classe. C'est un espace de travail dont j'ai l'intention de me servir surtout pour y ranger mes effets. Possible qu'en utilisant mon iPad pour planifier, recueillir mes observations des élèves ainsi que pour relever leurs notes, je réussirai mieux à être à l'ordre et me servir de mon bureau pour travailler, mais uniquement en l'absence des élèves. J'ai aussi des armoires qui recueillent ma collection de livres, les dictionnaires, le matériel de manipulation en maths et tout autre matériel utilisé en classe. Comme les élèves rempliront leurs bacs de livres chaque semaine (voir ici et ), la bibliothèque de classe n'a pas besoin d'être à portée de la main.  
 
Certains remarqueront que les élèves ont des tables individuelles plutôt que des pupitres dans lesquels ils peuvent ranger leurs effets. Ils ont chacun un casier où ils pourront ranger leurs effets. Je mentionne par contre que je réduis au maximum la gestion du matériel en utilisant un cartable (classeur) dans lequel les élèves placeront TOUT! Les séparateurs indiqueront les différentes matières et celles-ci contiendront leurs cahiers de notes (un en français et un en maths), leurs travaux et des feuilles lignées. Ainsi, en tout temps, ils n'auront besoin de trimballer que leurs étuis et leur cartable.
 
Même si je sais que beaucoup de classes (américaines surtout) sont beaucoup plus tape à l'œil que la mienne, j'en suis bien fière. Elle est belle, conviviale, organisée, mais surtout, c'est une classe où les élèves vivront... et moi aussi!

dimanche 25 août 2013

Coin lecture mobile

Qu'est-ce qu'on travaille fort à organiser notre coin lecture/biblio de classe! Avec l'ancrage de la littératie, des 5 au quotidien dans mes pratiques et, avouons-le, l'expérience et l'observation de ce qui semble généralement convenir aux élèves, j'en suis venue à adopter l'idée du "coin lecture" mobile.

En effet, dans ma classe, le coin lecture sert surtout à ranger les coussins, meubles et livres. Ce n'est pas nécessairement pensé pour que les élèves s'y installent pour lire...

Livres mobiles

J'ai une assez grande collection de livres dans ma classe, que j'agrémente avec des emprunts à la bibliothèque de l'école ainsi qu'à la bibliothèque municipale. Chaque semaine, les élèves se choisissent autour d'une dizaine de livres qu'ils placent dans leur bac. Je leur demande de choisir la majorité de leurs livres dans des collections nivelées (Fountas et Pinnel et Continuum en lecture). Ainsi, quand ils font leur lecture, ils la font de manière pédagogique. Je leur permets aussi quelques livres de leur choix qui ne sont pas nécessairement nivelés. Je pense à des périodiques, des bandes dessinées ou autres... Alors, c'est mobile, car au moment de la période de lecture, chacun va chercher son bac rempli de livres et s'installe à sa guise dans la classe. Cela évite aussi les déplacement une fois la période de lecture amorcée. 

*Ce fonctionnement est le plus efficace que j'ai essayé depuis le début de ma carrière pour éviter de perdre ou d'abimer des livres!

S'installer confortablement

Au début de chaque période de lecture, les élèves s'installent. La consigne est de le faire de manière à ne pas avoir à se déplacer du tout. Ils doivent donc penser à leur confort et surtout, à s'installer de manière responsable. Ils savent qu'ils doivent éviter les distractions. Plusieurs coussins sont mis à leur disposition. Ils peuvent les trimballer partout dans la classe à la condition que ce soit sécuritaire (pas devant la porte, etc.). Évidemment, ils peuvent lire à leur place, mais ils sont très peu nombreux à faire ce choix! J'ai aussi des ballons d'exercice sur lesquels ils peuvent s'asseoir, des chaises "soucoupe" qu'ils peuvent déplacer pour lire et je leur permets, si je ne l'utilise pas, d'emprunter mon fauteuil (à la condition qu'ils ne touchent pas à son ajustement). 

Des endroits populaires

Généralement, les élèves aiment s'installer par terre, près des murs! Ils peuvent ainsi s'accoter et lire confortablement assis sur des coussins, ou un ballon. Si non, j'ai remarqué qu'ils aiment se coucher pour lire. Encore une fois, les coussins leur sont utiles. Pour ce faire, ils choisissent les oreillers de corps qui sont plus longs et parfois un autre coussin sous la tête. Ceux qui lisent sur les fauteuils ou les chaises le font souvent de manière à pouvoir se relever les jambes, en mettant les pieds sur une chaise voisine et inoccupée par exemple.

jeudi 15 août 2013

Rentrée imminente...

Les vacances tirent à leur fin, parce que la rentrée est de plus en plus imminente! La rentrée scolaire est une saison particulière pour les enseignants. C'est à la fois fébrile et chargé, car tout doit être en ordre pour partir l'année du bon pied avec ce nouveau groupe d'élèves qui nous attend. C'est un des moments de l'année que j'aime préparer à l'aide d'une "to do list" afin d'éviter d'oublier quelque chose ou encore d'y penser assez tard pour être prise au dépourvu.

On doit penser à notre organisation personnelle; nos outils de travail. Quel outil vais-je utiliser pour faire mes planifications globales et à la journée? À quel endroit vais-je consigner mes observations des élèves? De quels outils de référence vais-je me servir et de quelle manière vais-je les organiser dans mon espace de travail?

Cette année, j'essaie de me servir de mon iPad pour faire presque tout cela. Je tente l'expérience et j'anticipe apprécier de tout retrouver au même endroit, à portée de main... Sans parler de la grande réduction de la gestion du papier!

On doit aussi penser à l'organisation physique de la classe. Mon espace de travail se trouvera dans quel coin de la classe et comment sera-t-il organisé pour être fonctionnel, et économe d'espace? Quels meubles sont nécessaires au fonctionnement de la classe (ajout ou retrait de certains meubles au besoin) ? À quel endroit dans la classe ai-je l'intention de rencontrer les élèves en entretien? À quel endroit sera placé le coin lecture? Comment vais-je organiser ma bibliothèque de classe? Comment seront placés les bureaux des élèves? De quelle manière seront utilisés les tableaux d'affichage? À quel endroit vais-je projeter? De quelle manière seront utilisés et organisés les espaces de rangement?

Évidemment, tout cela varie en fonction de la classe que nous aurons. On organise autrement une classe de grands versus une classe de petits élèves. On doit aussi faire avec le local qui nous est attribué.

L'accueil des élèves est un moment crucial. On n'a pas de seconde chance de faire première impression! Comment vais-je décorer la classe pour favoriser leur envie d'y entrer et d'y participer? Comment vais-je créer mon tout premier contact individuel et avec le groupe? De quelle manière vais-je faire en sorte de mieux connaître mes élèves (avant de les rencontrer ET lors des premières journées d'école)? De quelle manière vais-je me présenter? De quelle manière vais-je leur attribuer leurs espaces personnels et les laisser se les approprier? 

La création d'un lien positif avec le groupe et chacun des individus faisant partie du groupe est toujours une priorité absolue pour moi dans les premiers moments de l'année scolaire. Je tente de les laisser s'approprier la classe et participer à certains aspects de son organisation, tout en exerçant mon droit de véto et en montrant que la classe est à nous tous, mais que j'en suis le leader.

J'ajoute ici que le lien avec les parents est aussi une étape importante de la rentrée scolaire. J'entre déjà en contact avec toutes les familles dès les premiers jours d'école, soit par écrit ou par téléphone. Je prends le temps de me présenter, de faire un compte rendu sommaire de ce que j'observe de leur enfant et de vérifier s'ils ont des questions pour moi. C'est sans parler de la rencontre des parents qui a toujours lieu en début d'année.

La gestion de la classe se réfléchit aussi en cette saison de rentrée scolaire! De quelle manière vais-je organiser l'horaire? Quelles routines vais-je implanter? De quelle manière vais-je travailler avec le personnel de soutien pour m'assurer que les élèves concernés aient les services auxquels ils ont droit? Quelles seront les règles? De quelle manière vais-je les faire appliquer dans la classe? Comment vais-je structurer ma planification globale de l'année/de l'étape? Comment seront gérées les responsabilités des élèves? Comment seront attribuées les places de chacun? 

Et ici, la liste peut être INTERMINABLE! Il faut savoir se faire confiance d'année en année et accepter de contrôler ce qui est important et lâcher prise sur d'autres aspects moins urgents ou encore qui peuvent très bien se faire avec et/ou par les élèves. D'année en année, j'ai l'impression que je me connais mieux comme enseignante et que tout cet aspect est moins immense à préparer. Mon vécu antérieur me permet cela!

Tout cela est sans parler de la couleur pédagogique que nous voulons avoir; de la manière dont nous choisissons de vivre notre enseignement! Encore une fois, quand on trouve sa couleur d'enseignante, je pense que cet aspect est moins lourd en terme de charge de travail. Cependant, la formation continue étant ce qu'elle est, je pense important d'avoir à chaque année des objectifs à ce niveau.

J'oublie quelque chose? Assurément... !!!

mercredi 7 août 2013

Lecture professionnelle au sujet des TIC et de la littératie

Chenelière a publié un ouvrage s'intitulant Lire et écrire à l'ère des TIC; activités simples et stimulantes. C'est François Rivest qui a adapté le texte de Lisa Donohue.

C'est un ouvrage qui fait le pont entre le désir des enseignants de vivre leur classe à l'aide des outils numériques et la réussite à implanter dans le quotidien scolaire des manières de vivre la pédagogie en permettant aux élèves de mettre les mains sur les touches.

C'est un ouvrage qui se lit facilement et qui est écrit simplement; franchement, c'est très accessible! 

L'emphase est mis sur le fait que le numérique n'est ni une pédagogie, ni une matière à enseigner, mais un OUTIL. On ne met pas de côté l'enseignement de la lecture, de l'écriture ou de l'oral, mais on le fait en incluant l'utilisation des outils numériques. On y ajoute tout l'aspect jugement critique, esprit de synthèse, destinataires réels que le virtuel représente. Effectivement, à l'ère du numérique, tout le monde peut publier et facilement. Apprendre à le faire de manière réfléchie ET à juger de la crédibilité de ce qu'on trouve un peu partout n'est pas superflu pour la génération dans laquelle grandissent nos élèves.

L'auteure commence son ouvrage en nommant le fait que, bien souvent, les élèves sont beaucoup plus habiles que leurs enseignants avec les outils numériques. Nous sommes donc placés dans une position inversée où les enseignants apprennent aussi de leurs élèves... Cela ne devrait surtout pas être une barrière dans nos classes! Avoir l'humilité d'accepter ce fait pour simplement permettre aux enfants de se réaliser aussi à travers l'utilisation des TIC fait entrer le monde dans nos classe, car tout devient accessible. Il s'agit surtout d'avoir la créativité de sortir des traditions et d'intégrer les outils dans notre enseignement.

Blogues, clavardoirs, logiciels de présentation, balados, wikis, etc... 

Amusons-nous!

vendredi 2 août 2013

Citation

J'ai abordé la lecture d'un ouvrage portant sur l'utilisation des TIC en lien avec l'enseignement du français. J'en parlerai plus précisément une fois ma lecture terminée. Sauf que j'ai envie de citer un paragraphe que j'ai trouvé franchement éloquent et inspirant!

"Selon Arthur Birenbaum, l'enseignement est la seule profession dans laquelle les personnes ont les mêmes responsabilités du premier jour au dernier jour de leur carrière. La manière dont l'enseignant s'en acquitte définit et colore entièrement sa carrière. Si toutefois un enseignant fait aujourd'hui exactement les mêmes choses qu'il y a 20 ans, il se trompe, et son erreur rejaillira sur lui et sur ses élèves. L'enseignement, c'est l'évolution même. Les enseignants doivent constamment redéfinir leurs méthodes de travail, réfléchir à leur façon de faire et évaluer leur efficacité. C'est cette réflexion constante qui les fait grandir et évoluer"

Que dire de plus?! 

Ma tablette qui change ma vie professionnelle...

Utiliser les TIC dans la profession enseignante touche divers aspects. On pense d'emblée aux élèves qui utilisent les différents outils technologiques. Cependant, comme professionnels, je pense que ça commence par l'utilisation judicieuse et efficace des dits outils pour soi-même dans le cadre de notre travail. C'est ainsi qu'on en vient à diriger les élèves dans leur propre utilisation des TIC.

Je ne suis propriétaire d'une tablette que depuis quelques mois. J'ai tout de suite vu que cet outil technologique a un potentiel immense et je doute d'en faire un jour la pleine utilisation de ses capacités! Sauf que d'emblée, je réalise que tout peut se trouver à portée de main dans ma tablette qui est très légère, prend peu d'espace, se trimballe partout, est facile et rapide d'utilisation!

Agenda: cette année, j'ai l'intention de tenter d'utiliser ma tablette pour gérer en grande partie ma planification. Je pense utiliser le carnet de notes quand vient le temps de faire une planification plus globale et le calendrier pour planifier mes journées. C'est bien vrai que d'utiliser le clavier tactile est bien différent que d'écrire à la main dans un cahier format papier, mais je pense que la légerté de la tablette et le fait de toujours l'avoir sous la main m'aidera dans mon organisation... J'éviterai ainsi possiblement d'égarer certains mémos à retranscrire dans mon cahier de planif impliquant des dates importantes ou autres... TOUT se retrouvera dans ma tablette et j'anticipe que ce sera un avantage majeur! Je pourrai même faire sonner une alerte qui m'évitera d'oublier de me préparer à ma surveillance de la récré!

Notes évolutives et suivis d'élèves: J'ai commencé à utiliser l'application "idoceo2" et j'ai simplement adoré! Cette application permet une latitude plus importante encore qu'un classique cahier de relevé de notes. Je vous invite à aller y jeter un œil. Elle est payante, mais coûte encore moins cher qu'un cahier de relevé de notes classique qu'on achète en papeterie et en plus, on s'en sert plus d'une année!

Aussi, je pense utiliser d'autres applications comme " Pages" ou "Keynotes" pour garder des traces écrites de mes observations sur chacun de mes élèves. Encore une fois, tout à portée de main dans un outil ultra léger à trimballer est un aspect franchement alléchant en comparaison de n'importe quel autre cahier ou cartable, même le mieux organisé qui soit!

Une des craintes classiques que j'ai quand je pense à donner une importance aussi cruciale à un outil technologique dans mon fonctionnement professionnel est celle que ça "plante" et que je me retrouve dans une situation vulnérable parce que dépendante... SAUF QUE... Avec l'assurance qu'offrent les "dropbox", "iCloud" et compagnie, disons que c'est un risque franchement calculé!

Finalement, je ne suis pas la plus écolo qui soit, mais la réduction importante de papier utilisé est non-négligeable à mon avis!

À suivre!

Lecture professionnelle sur les relations école/familles

Cet article se veut un compte rendu assez exhaustif et dans mes mots de ma lecture de Entre rondes familles et école carrée... L'enfant devient élève écrit par Danielle Mouraux et publié aux éditions de boeck.

En cliquant sur l'image du livre, vous vous trouverez sur le site officiel de la publication et de son éditeur. 

Cet ouvrage se veut assez théorique. Son intention est de dresser un portrait des relations entre l'école et les familles et d'en comprendre les enjeux liés à la transition que l'enfant doit faire de un à l'autre. L'auteure ne s'aventure pas du côté de suggestions concrètes de COMMENT travailler avec les familles puisqu'elle affirme que c'est sur l'expertise des professionnels de l'éducation que repose cette responsabilité. 

Mouraux illustre les différences fondamentales entre les familles, l'école et la société et se servant de figures géométriques. 

Le cercle est attribué aux familles pour décrire un environnement plus "affectif" qui tourne autour du bien-être de chacun, des valeurs centrales et principales de la cellule familiale. Le carré est attribué à l'institution qu'est l'école en raison du cadre qu'elle offre. Effectivement, l'école est un système organisé et "uniformisé" par la mission, les programmes, etc. Si la famille vise à faire des personnes avec les enfants, l'école vise à en faire des citoyens. L'hexagone est attribué à la société. L'auteure défend que la société est en fait le produit de la famille ET de l'école. 

Évidemment, certaines familles sont plus rondes, carrées ou hexagonales et il en va de même pour les écoles. Divers degrés s'observent! C'est en fait l'écart entre un et l'autre qui rend la transition école/famille plus ou moins ardue pour l'enfant qui devient un élève une fois qu'il entre dans sa vie scolaire.

L'auteure propose aussi quelques pistes pour favoriser tant la transition de l'enfant que les relations positives entre les familles et l'école en en exposant les avantages et inconvénients pour chacun des joueurs concernés.

C'est une lecture que j'ai trouvé très pertinente et intéressante, mais que j'admets avoir faite en diagonale par moments. Les liens entre la théorie du livre et le concret de la pratique nous appartiennent tellement que la sélection des parties du texte qui nous touchent plus devient possible, voir même favorisée!

vendredi 19 juillet 2013

Rallye-liens sur la gestion de classe: les styles d'autorité

La gestion de classe est tout un sujet et une discussion sur le forum des profs blogueurs a donné naissance à ce rallye-liens organisé et géré par Pepourlavie.
 
Évidemment que depuis un an, je me suis commise sur le sujet. Je vous invite donc à aller patauger dans cette section de mon blogue pour voir ce qui s'y trouve!
 
Plus spécifiquement à ma participation au rallye-liens, j'ai décidé de retourner voir dans mes notes prises lors d'une formation donnée par M. Camil Sanfaçon, consultant en éducation ici au Québec, et parler des styles d'autorité. Cette formation m'avait fait réfléchir à qui je suis dans une classe ainsi qu'à qui je souhaite être avec mes élèves.
 
Les trois styles d'autorité:
  • Le non-affirmatif: C'est un intervenant qui ne s'affirme pas et qui n'est pas clair dans ses demandes aux élèves. Il parle trop et n'agit pas assez, car il répète souvent ses demandes sans trop en appliquer les conséquences annoncées. Il a peur de bouleverser les enfants, s'inquiète au sujet de sa popularité auprès de ses élèves et se laisse maltraiter verbalement ou même physiquement. Dans sa communication, le non-affirmatif utilise une voix hésitante, fait des messages moralisateurs, donne des ordres vagues et à la chaîne... sous forme de question.
  • L'affirmatif: C'est un intervenant qui communique et explique clairement et précisément ses besoins, attentes et sentiments aux élèves. Il établit son autorité et s'assure d'avoir le rôle du leader dans la classe. Il affiche une attitude ferme et établit une relation interpersonnelle. Il énonce ses règles de classe et concrétise le tout par l'action. Il agit et réagit avec fermeté, mais d'une façon juste et équitable. Il écoute le point de vue de l'enfant, est empathique. Il émet des demandes claires et précises, applique les conséquences raisonnables prévues et annoncées aux élèves, donne brièvement les raisons. Dans sa communication, l'affirmatif permet la négociation. Il utilise l'échange d'information à partir de questions ouvertes, recherche les causes et émet des hypothèses. Il éclaire et avise l'autre plutôt que de le contrôler, donne des ordres précis et directs et favorise un climat agréable dans les échanges.
  • L'agressif: Cet intervenant entre dans des luttes de pouvoir. Il argumente avec insistance, applique des sanctions drastiques et imprévues, prend pour acquis que les règles sont comprises. Il sème le discrédit sur le raisonnement des élèves. Il communique clairement et précisément ses besoins et ses attentes, mais s'emporte tellement que les élèves apprennent dans un climat de peur et de stress. Souvent, les droits des élèves peuvent être lésés. Il adopte un comportement criard pour commander le respect et manque de respect pour les élèves. Il tient les élèves par la menace, perd souvent le contrôle de lui-même et se comporte de manière à affecter mentalement les élèves. Dans sa communication, l'agressif vise à blâmer, rabaisser, interdire... Il accorde peu de confiance à l'autre et parle à sa place. Il travaille trop sur le pouvoir.
Je pense que si un profil peut nous ressembler davantage, en chaque enseignant reposent les trois styles d'autorité. Certaines situations ou contextes nous déstabiliseront et nous feront pencher du côté agressif ou encore non-affirmatif. Cependant, je pense qu'il faut aspirer à l'autorité affirmative de manière à être véritablement le leader de la classe. À exercer ce rôle dans le respect des élèves et à créer un climat sain où chacun se sentira à sa place dans la classe. "Une main de fer dans un gant de velours", "constance et cohérence forment la crédibilité", "faire vivre les règles de la classe par des actions raisonnables" sont des phrases dont j'aime me souvenir afin d'être en contrôle de ma classe de manière saine!


 


samedi 13 juillet 2013

WOW! Merci!

À l'instant même, mon blogue touche les 100 000 pages vues! Tous autant que vous êtes à venir donner vie à mon blogue, à vous intéresser à mes réflexions et à pousser plus loin les fondements de mes convictions en éducation, MERCI! 

Lecteurs plus discrets, je souhaite que votre passage ici vous inspire à mon insu. Lecteurs plus volubiles qui commentent et questionnent, merci de démontrer de l'intérêt ou encore de me forcer à pousser les réflexions plus loin!

À bientôt!

M-Eve

samedi 6 juillet 2013

Portfolio professionnel

J'en ai déjà parlé dans d'autres articles, mais la formation continue est pour moi une compétence professionnelle essentielle! Plus que les autres? En fait, oui, car elle englobe presque toutes les autres compétences professionnelles! Pour ceux et celles qui ne savent trop à quelles compétences professionnelles je fais allusion, je vous invite ici.
 
J'ai aussi publié un outil très simple que j'aime utiliser pour assurer un suivi personnel sur mes pas pédagogiques d'année en année... Encore une fois, je vous ramène ici. Que serait la formation continue sans un minimum de cohésion et de ligne directrice?!
 
Comme l'année scolaire est terminée, que j'ai eu quelques jours de repos... et donc de recul, j'ai pensé que le moment devenait idéal pour faire ce bilan personnel! Formidable exercice qu'est celui de se regarder avancer professionnellement! Ça permet de remettre les pendules à l'heure sur certains aspects de nos pratiques pédagogiques et d'intervention, de voir nos bons coups, de s'apercevoir du cheminement professionnel qu'on réussit à accomplir dans le feu de l'action et de se positionner sur des objectifs personnels réalisables pour l'année d'après.
 
Vraiment, je vous le conseille!
 
En début d'année, j'ai pris quelques minutes pour structurer quelques objectifs réalisables que je me donnais professionnellement. J'ai aussi mis sur papier les moyens et outils sur lesquels je comptais m'appuyer dans ma démarche professionnelle de l'année.
 
Vers la mi-année, je suis revenue voir mon point de départ de manière à faire les quelques minimes ajustements nécessaires...
 
Cette fois, j'ai mis autour de 20 minutes pour faire le bilan de:
  • mes fiertés de l'année
  • ce que je pense être bien amorcé, mais que je souhaite approfondir
  • les pépins que j'ai rencontrés liés à ce qu'ils m'ont appris.
  • ce que je souhaite pour l'an prochain

La responsabilité devant la réussite scolaire...

J'ai la conviction profonde que les enseignants sont en grande partie responsables de la réussite de leurs élèves! Oh que certains grinceront des dents en lisant cette affirmation... Pas grave, je l'assume et je maintiens ma conviction!
 
Qui, sinon les enseignants qui sont des professionnels de l'éducation et qui sont formés pour amener tous les types d'élèves à cheminer seraient responsables de la réussite scolaire de chacun des élèves placés sous leur responsabilité?
 
Les élèves eux-mêmes, bien entendu! Il est impossible d'apprendre à leur place... Ils ont évidemment leur part de responsabilité dans leur cheminement scolaire. Et je pense que c'est surtout vrai quand ils vieillissent! Un enfant de 5 ans apprend à apprendre à l'école... un adolescent de 16 ans est autrement responsable de ses études. S'il est impossible de réussir pour eux, c'est cependant à l'enseignant de mettre tout en place pour favoriser cet engagement de la part de l'élève! Que ce soit par un lien significatif avec l'enfant, la mise en place et le maintien d'un climat favorable aux apprentissages dans la classe, la gestion de la classe et des comportements, la manière d'enseigner, les tâches qu'on fait vivre aux élèves, la différenciation, etc. les enseignants ont la responsabilité de tout mettre en œuvre pour favoriser la réussite scolaire de leurs élèves... Et j'ajoute ici que la mission de l'école (au Québec) est d'instruire, mais aussi de socialiser et qualifier!
 
Sinon les enseignants, qui d'autre que l'élève lui-même peut être responsable de la réussite scolaire? Le contexte de l'élève. Certains élèves ont des vécus plus particuliers ou encore proviennent de familles qui véhiculent des valeurs qui peuvent différer de celles de l'école... Évidemment que cela aura un impact sur les attitudes et les aptitudes liées à la réussite scolaire. Encore une fois, je pense que les enseignants doivent savoir gérer ces réalités et donner le maximum pour favoriser la réussite de chacun de ses élèves! Réussite... à la mesure du potentiel de chacun!
 
Prendre ses responsabilités devant ses élèves comme enseignants est nécessaire à mon avis. C'est un signe de professionnalisme, en plus d'être une marque de respect envers les élèves et leurs parents! La rigueur est de mise et il faut savoir être consciencieux, car l'enjeu est gros! La réussite ou non d'un élève l'année où il est assis dans notre classe peut avoir un impact sur le restant de sa scolarisation... peut déterminer son cheminement dans les années suivantes!
 
Cette année, j'avais une classe du dernier cycle du primaire. Donc, le classement... la réussite de ces élèves qui passent du primaire au secondaire deviennent assez importants et tracent, d'une certaine manière, leur chemin.
 
Cette responsabilité que j'aime et que je pense être assez compétente pour assumer, en contexte de fin d'année, de bulletins, d'épreuves officielles... elle est devenue relativement lourde par moments! Cette responsabilité, je me la suis infligée en oubliant parfois de relativiser mon importance dans la vie de mes élèves! J'ai l'humilité de l'avouer ici, mais je sais très bien que je ne suis pas la seule... Entre nous, on se convainc souvent qu'il est impossible de "sauver" tous les élèves... Ce à quoi je réponds chaque fois qu'on ne peut pas tous les sauver, mais qu'on doit tous les aider! S'il est impossible de les "sauver"... l'autre extrême est aussi vrai... on ne les "scrappe" pas tous non plus!
 
Un excellent collègue à moi m'a envoyé ce lien vers un article publié dans le journal. Ce collègue a eu la générosité, par sa référence, de venir me rappeler que si je dois guider mes élèves et que j'ai un grand rôle à jouer dans leur réussite scolaire, je ne peux non plus en être la seule responsable!
 
Comme enseignants consciencieux et responsables, on donne le meilleur de notre compétence à nos élèves et ils en retirent tous quelque chose, chacun à leur mesure! Mais ils ne partent pas tous du même endroit et leur chemin est et sera toujours le leur!


dimanche 9 juin 2013

Entretiens en écriture: ma gestion organisationnelle

En commentaire, Ermeline soulevait suite à un de mes articles qu'elle intégrait les ateliers d'écriture dans ses pratiques, qu'elle en apprécie l'idée, mais qu'elle se questionne en lien avec la gestion de son temps d'entretiens. J'avoue qu'elle soulève une question que je trouve pertinente. Je n'ai pas la science infuse de l'entretien en écriture, mais la satisfaction que j'ai vécue cette année devant l'enseignement de cette compétence me permet de partager ma manière de le gérer. C'est vrai que quand on prend le temps de regarder un texte avec un élève, ça peut représenter plusieurs minutes d'entretien. D'autant plus que travailler un texte d'élève demande de la concentration et que pendant qu'on le fait, il y a le reste de la classe qui nécessite aussi notre attention...
Installer les ateliers d'écriture au début de l'année:
Beaucoup d'énergie est mise au début de l'année à installer le fonctionnement des ateliers d'écriture et ainsi favoriser l'autonomie des élèves, me permettant du temps pour vivre mes entretiens. Un des éléments qui a grandement favorisé la réussite des ateliers d'écriture, c'est de miser (les deux premiers mois ou presque) sur le contenu du texte des élèves. S'assurer qu'ils respectent leur intention d'écriture, tiennent compte du destinataire, que leur texte est cohérent, clair, que les idées soient pertinentes, intéressantes et articulées. J'ai répété au moins 302 millions de fois que je voulais "de la viande autour de l'os" quand je les lis!

Aussi, habiliter les élèves à se donner de la rétroaction entre eux est un ingrédient magique de la réussite de la gestion du temps donné aux élèves lors des ateliers d'écriture. Quand les élèves se donnent des commentaires constructifs, ils ne sont pas en plagiat... ils sont en travail! La rétroaction que reçoit l'élève qui en a besoin par son copain peut bien souvent lui donner l'élan dont il ou elle avait besoin et peut donc continuer à écrire sans devoir attendre que l'enseignant devienne disponible. L'élève qui donne de la rétroaction aiguise son esprit critique est côtoie un modèle d'écrit... ce qui peut aussi l'aider à se développer dans sa compétence à écrire.
Mini-leçons:
D'abord, des mini-leçons données en cohérence directe avec les besoins des élèves nous permettent (tant aux élèves qu'à moi) d'avancer sans trop avoir la frustration d'attendre l'entretien. En prenant le temps, avant l'atelier d'écriture, d'outiller assez rapidement parfois même sommairement mon groupe-classe, j'assure l'autonomie d'une majorité d'élèves.
Hors-présence des élèves ou entretient à l'écrit:
Durant une période d'écriture, plusieurs élèves ont besoin de nous, mais pas parce qu'ils sont bloqués... parce qu'ils pensent avoir terminé. J'ai implanté dans ma classe que cette situation est un besoin "non-urgent". Les feuillets autocollants permettent même à l'enfant de m'indiquer l'aspect sur lequel il ou elle désire avoir de la rétroaction. Ainsi, l'élève en question me laisse son texte, que je regarde et corrige alors que nous ne sommes pas en temps d'enseignement. Je laisse des traces écrites sur son texte. Ces commentaires que je laisse visent à faire avancer l'élève. Il y a les forces que je relève, mais il y a aussi les maladresses que je voudrais qui soient adressées ainsi que certaines règles de grammaire qui permettront à l'élève de corriger un type d'erreurs récurrent dans son écrit. Parfois, quand je remets le texte commenté à l'élève, je sais que la seule lecture de mes indications sera suffisante, alors que d'autres fois je tiens à prendre quelques minutes avec l'enfant. Je dis quelques minutes, car cet entretien se passe très rapidement... Le plus souvent sous les 2 ou 3 minutes!
Je vois déjà vos réactions spontanées et effrayées... "WAAA le temps fou de correction que cela doit demander!!!!!" Eh bien non! En fait, ça ne représente que quelques textes par jour... Autour de 3... Et quand aucun élève ne me soumet de texte à lire, je demande à certains de me laisser ce sur quoi ils travaillent présentement, question de leur offrir un suivi. Ainsi, j'évite d'échapper mes élèves plus discrets qui ne demandent pas d'aide ou encore ceux qui évitent d'écrire parce qu'ils n'aiment pas... Et comme j'en fais un peu chaque jour, je me trouve à avoir moins souvent dans l'année de "rush de correction d'écrits"...
 
Entretien avec l'élève:
Si le besoin de mon élève est "non-urgent", je regarde son travail après l'école et lui remets ma rétroaction écrite le lendemain. Pour l'élève qui manifeste un besoin "urgent" de s'entretenir avec moi, nous le faisons en temps réel lors de l'atelier d'écriture. Cet élève est bloqué(e) et incapable de continuer à avancer dans son travail sans mon aide. Ainsi, je prends le temps, en classe, de voir avec lui ou elle ce qui crée son bogue. Je lis son texte avec lui ou elle et je lui donne les outils nécessaire pour débloquer. Toujours en laissant des traces écrites sur sa copie, évidemment! Ainsi, l'élève peut s'y référer au besoin.
Il m'est même arrivé de dire à un élève manifestant un "besoin urgent" semblable à celui que j'ai débloqué récemment d'aller voir un pair. Si je suis trop occupée en entretiens "urgents", je réfère donc l'élève à son copain ou sa copine de classe. "Je comprends ton problème et je pense que si tu vas voir X il ou elle aura une bonne solution à te proposer!" Évidemment, par la suite, je m'assure que cela ait été efficace. "Alors, X avait bien une solution à ton problème? As-tu encore besoin de moi ou es-tu débloqué(e)?"
Tout ce qui tourne autour de la grammaire:
Le plus souvent, tout ce qui tourne autour de la grammaire fait partie des leçons que je donne. Les outils sont donc à la portée des élèves. C'est à eux d'appliquer dans leurs écrits. Je n'accorde donc pas beaucoup de temps à cet aspect en entretien... sauf dans des cas où l'élève a besoin de clarifications au sujet de la leçon. C'est Regie Routman dans son ouvrage sur l'enseignement de l'écriture qui mentionnait même parfois retourner ses élèves de manière presque impatiente. "Tu as tous les outils qu'il faut pour faire tes accords dans le groupe du nom. Va le faire... je ne corrigerai pas à ta place ce que tu es capable de faire toi-même!" Évidemment que le jugement professionnel de ce que l'élève est en mesure de faire est crucial!
Au départ, quand je l'ai lu dans son ouvrage, je l'ai trouvée un brin expéditive... Cependant, j'en ai fait l'expérience dans ma classe et je suis maintenant en accord avec elle! J'ai d'abord pris le temps d'expliquer à mon groupe (en temps de mini-leçon) que certains élèves "s'essayent" avec moi. Ils viennent voir si j'indiquerai leurs erreurs avant même d'avoir fait leur propre correction avec TOUTE la rigueur dont ils sont capables. Je suis là pour les aider et il me fera toujours plaisir de prendre le temps de le faire. Cependant, une des meilleures manières de les aider à apprendre et à s'améliorer tant en orthographe qu'en grammaire, c'est en les obligeant à faire eux-mêmes leurs démarches. Une fois qu'ils ont réellement donné leur 100% à ce niveau, j'indiquerai leurs erreurs et les aiderai à comprendre comment se corriger. J'utilise l'humour et l'exagération quand j'aborde ce sujet avec le groupe-classe. Ils le comprennent très bien. Ensuite, quand ils viennent me voir avant d'avoir réellement donné toute la rigueur dont ils sont capables, je peux aisément les retourner à leur travail sans que l'estime de qui que ce soit en soit touchée!
Finalement, combien de temps dure un entretien moyen en écriture? Ma réponse est aucune idée! Ça dépend trop du besoin de l'élève. Cependant, un entretien des plus complets en présence d'un élève ne dépassera que très rarement 10 minutes! J'ajouterai aussi que la manière de vivre mes ateliers inspirée des 5 au quotidien aide grandement à éviter un trop grand nombre d'élèves en attente en même temps. La raison en est très simple: ils ne sont pas tous les 21 en écriture en même temps!
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