CLICK HERE FOR FREE BLOGGER TEMPLATES, LINK BUTTONS AND MORE! »

Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

mercredi 23 janvier 2013

Un lien... vidéo sur l'intimidation

Dernièrement, j'ai commis un article au sujet des interventions que je priorise dans ma classe au sujet de l'intimidation. Julie Pellerin a publié sur son blogue un lien vers un court métrage que je pense qui vaut la peine d'aller visionner! C'est bien fait; très simplement, mais ça dit tout!
 
Allez-y, c'est par ici!

dimanche 20 janvier 2013

Mathématiquement déstabilisés...

Les ouvrages L'enseignement des mathématiques; l'élève au centre de ses apprentissages sont mes "bibles" pour la pédagogie en mathématiques. Je les aime parce qu'ils amènent des manières de réellement ancrer et approfondir les conceptions mathématiques des élèves. Il faut cependant admettre que, comme enseignante, avant d'avoir vraiment été au fond de nos pratiques pédagogiques en lien avec ces ouvrages, quelques années seront possiblement nécessaires... Surtout, d'année en année, il faut faire des choix parce que tenter de tout faire en même temps est utopique!
 
Cette année, mes grands élèves sont déstabilisés par certaines notions mathématiques que je tente d'emmener dans l'esprit de compréhension profonde que recommandent les auteurs de ma "bible des maths". Par exemple, ils savent multiplier ou diviser de manière conventionnelle, mais ne comprennent pas vraiment ce qu'ils font... Construire leur compréhension les déstabilise donc!

Cela fait en sorte que je prends le temps, plus de temps que prévu initialement en fait, de vraiment bien ancrer la compréhension de mes élèves. C'est difficile à faire, car je les sors de leur zone de confort. Ils me font confiance et tentent de me suivre, mais accepter de ne pas tout comprendre tout de suite n'est pas facile, surtout qu'ils ont appris la procédure conventionnelle.
 
Pourquoi j'insiste? Après tout, ils réussissent à faire leurs opérations mathématiques... C'est bien vrai, mais s'ils appliquent aveuglément, on leur a enseigné quoi? De quelle manière pourront-ils utiliser cette connaissance pour continuer à faire des liens et construire d'autres notions mathématiques dans le futur?
 
Finalement, j'insiste sur le fait que je ne reproche pas aux enseignants précédents d'avoir enseigné autrement avant moi... J'ai moi-même enseigné les mathématiques un peu comme je les ai apprises avant de réellement me baser sur le fruit des recherches. Simplement, maintenant qu'on sait que d'autres manières seront plus durables et "solides" pour les élèves, mieux vaut adapter son enseignement!

mercredi 16 janvier 2013

L'intimidation

Gros sujet, l'intimidation! Il a beaucoup fait couler d'encre dans les dernières années. Les écoles ont donc été scrutées sous cet angle. L'intimidation chez les jeunes survient en terrain scolaire alors on a tendance à questionner ce qui se fait dans les écoles pour prévenir et gérer de telles situations.
 
Ma position sur le sujet a toujours été la même: l'intimidation, c'est une réalité très sérieuse qu'il ne faut pas prendre à la légère, qu'il ne faut pas tolérer, mais qui doit aussi être traitée de manière réaliste dans la société. Enrayer l'intimidation, c'est quasi-utopique. Par définition, de l'intimidation, c'est un rapport de force qu'un exerce sur l'autre. Évidemment, cela ne se passe pas souvent sous les yeux des enseignants! On peut agir quand on le sait, mais il est difficile d'être responsable d'intervenir dans une situation qui nous est cachée avec doigté...
 
Dans ma classe, j'essaie de garder mes antennes; question de voir passer les signes qui porteraient à croire qu'un élève pourrait en vivre ou encore en faire vivre. Un travail est nécessaire tant au niveau du groupe, que des individus impliqués. Étant dans cette réflexion, je partage les pistes d'intervention que je privilégie dans ma classe, et ce, chaque année. Oui, chaque année, des situations propices à tourner en intimidation se produisent et il faut intervenir! C'est donc faux d'affirmer que les membres de l'équipe-école se déresponsabilisent face à l'intimidation... en tous cas chez moi!

Travail sur le groupe:
Une situation d'intimidation ne se vit que très rarement devant les personnes qui ont un rôle d'autorité dans l'école. Les intimidateurs tenteront de cacher leurs gestes, question d'éviter les réprimandes. Le premier travail que je fais dans ma classe, et ce, dès le tout début de l'année, c'est d'expliquer qu'ici le respect est une priorité. "Je n'accepterai pas que tu manques de respect aux autres et je n'accepterai pas que les autres te manquent de respect". Aussi, j'en profite pour glisser que les témoins silencieux de situations inacceptables font aussi partie de la dynamique d'intimidation. J'encourage donc mes élèves à tenter de régler leurs conflits, mais à demander de l'aide s'ils en ont besoin. Je les encourage aussi à dénoncer des situations inacceptables dont ils seraient témoins. Nous discutons d'exemples de situations qui méritent d'être dénoncées.

Au fil de l'année, si je vois des situations survenir, j'interviens en grand groupe, mais sans jamais nommer de noms. Ainsi, je m'organise pour que les élèves sachent que je suis aux aguets. Je leur rappelle mes attentes envers eux à ce niveau. Je parle de manière générale. Je m'adresserai aux personnes concernées en privé.

Travail sur la cible de l'intimidation:
C'est peut-être moi, mais je n'aime pas l'appellation "victime". Je préfère voir la personne vivant de l'intimidation comme une cible. Je fais cette distinction, et je l'explique aux élèves, parce que je considère qu'une victime n'a pas vraiment de pouvoir devant son intimidateur, alors qu'avec l'aide des différentes personnes-ressources, nous réussirons à lui rendre ce pouvoir de se faire respecter.

Des interventions s'imposent pour travailler certains aspects qui protègeront la cible de l'intimidation et qui lui permettront de réagir. Ces interventions varieront en fonction de l'élève concerné et de la situation. Le jugement professionnel est important ici. Le travail d'équipe l'est tout autant! Impliquer l'éducateur ou l'éducatrice de l'école, informer la direction, les parents, etc. seront des éléments clés de l'intervention qui se vivra.

En gros, le travail sur la cible de l'intimidation est de l'amener à se faire respecter.

Travail sur le, la ou les intimidateurs:
Je rencontrerai aussi les élèves qui agissent de manière inacceptable avec la cible. La première chose que je fais, c'est de nommer la situation et faire réaliser aux élèves l'impact de leurs gestes ou de leurs paroles. Je nomme la réalité qu'est l'intimidation et nous discutons des raisons qui les amènent à agir ainsi avec la cible.

Certains élèves seront inconscients réellement de la portée de leurs comportements et attitudes. Cette simple prise de conscience provoquera un malaise assez important pour les convaincre de modifier leur attitude. D'autres auront moins d'empathie pour la cible. Je les encadre donc autrement. C'est ici que mes antennes sont importantes. Elles doivent absolument se joindre à une constance qui sera fondamentale. Intervention 100%! Chaque situation devra être adressée, aussi petite semble-t-elle.

Voilà... ce sont les interventions de base que je place dans ma classe en cas de situation d'intimidation ou même de situation susceptible de devenir de l'intimidation. En souhaitant que ça favorisera l'harmonie entre les élèves. Se sentir en sécurité à l'école est plus qu'important, ce peut être vital...




mardi 8 janvier 2013

Les compétences professionnelles

Dans certains de mes derniers articles, j'ai parlé des compétences professionnelles. On m'a demandé de clarifier... Je remonte donc un article que j'avais publié au tout début de mon blogue et qui se trouve ici.

vendredi 4 janvier 2013

De la documentation

Voici une référence internet pertinente dans le monde de l'éducation. RIRE: réseau d'information pour la réussite éducative. C'est publié par le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ).
 
Fait très intéressant; on s'inscrit à l'infolettre et on reçoit par courriel les nouveautés publiées en lien avec le profil qu'on a créé. Effectivement, on sélectionne les sujets qui nous intéressent, le niveau scolaire, le destinataire (enseignant, direction, conseiller pédagogique, éducateur, parent, jeune...), etc. Ainsi, on ne reçoit que des articles susceptibles de nous intéresser!
 

jeudi 3 janvier 2013

Chroniques d'un passionné

Cliquer pour le lien
Égide Royer est un auteur crédible à mes yeux. Ses ouvrages m'ont chaque fois fait réfléchir et cheminer dans mes pratiques. Sa dernière publication est en fait un recueil de 15 chroniques portant sur la réussite scolaire. Les sujets sont variés et traités de manière brève, mais efficace. Ça se lit vite et c'est intéressant!
 
En voici la table des matières, alourdie par un bref résumé de mon cru...
 
Chapitre 1: La "glissade de l'été"
Certains élèves éprouveront un véritable recul au niveau académique en raison de leurs vacances. Souvent, il s'agit des élèves pour qui apprendre est difficile. Encourager ces élèves et leurs familles à avoir la discipline de continuer à  lire, écrire et compter durant les vacances est une pratique gagnante pour éviter cette glissade.
Chapitre 2: La réussite des filles et des garçons à l'école
Les statistiques démontrent un écart réel entre la réussite des garçons et celle des filles. Les garçons présentent des retards en lecture, des difficultés de comportement et de l'opposition face à la culture de l'école. Miser sur ce qui fait qu'un gars est un gars à l'école favoriserait, selon Royer, leur réussite.
Chapitre 3: Est-ce que mon enfant fréquente une bonne école?
La qualité de l'enseignement et des services offerts par l'école sont déterminants dans la réussite scolaire des élèves. Les recherches soulèvent certaines caractéristiques d'un environnement scolaire performant. S'en inspirer serait gagnant!
Chapitre 4: Prévenir l'intimidation et composer avec celle-ci
Royer évoque que 6 à 10 % des jeunes disent vivre de l'intimidation. Encore une fois, les recherches proposent des facteurs de protection à mettre en place à l'école pour travailler sur cette réalité.
Chapitre 5: Les jeunes en difficulté et la classe ordinaire
15% seraient des EHDAA (élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage et/ou d'adaptation). La prévention et la formation du personnel sont des clés à prioriser pour favoriser la réussite scolaire de cette clientèle. Royer propose de priviégier les interventions sur la lecture et le comportement.
Chapitre 6: La transition de la garderie à l'école pour les enfants à besoins particuliers
Royer insiste sur l'importance de la comunication avec les parents. "D'année en année, tous les intervenants passent, mais les parents restent". Des problématiques ont été adressées et des interventions mises en place dans le passé. S'en informer et en tenir compte dans les démarches mises en place par l'école n'est en fait que le bon sens!
Chapitre 7: La qualité de l'enseignement transcende le sexe de l'enseignant... et pourtant...
La priorité est la compétence de l'enseignant. Par contre, pour des élèves qui côtoient d'excellents enseignants des deux sexes, une variété de modèles s'offre à eux. Royer parle de l'importance de valoriser la profession enseignante dans la société. Il ajoute que cet élan devra venir du milieu même de l'éducation.
Chapitre 8: La suspension: punir ou faire oeuvre d'éducation?
Éduquer les élèves à risque ou en dificulté plutôt que de les exclure serait plus cohérent. Pour ce faire, il faudra penser à de la formation chez les enseignants, cultiver la collaboration avec les parents et évaluer et modifier les pratiques disciplinaires.
Chapitre 9: Échec, résilience et psychologie positive
En gros, il s'agit de responsabiliser l'élève pour l'amener à mettre à profit ses stratégies pour réussir, apprendre à vivre avec les échecs et à persévérer. La psychologie positive est en fait (et dans mes mots) d'apprendre à faire les bons choix pour soi et à se discipliner (autocontrôle).
Chapitre 10: L'anglais intensif: est-ce vraiment pour tous les élèves?
Royer apporte la perspective que l'apprentissage de la langue seconde de manière intensive peut être bénéfique, même pour les élèves en difficulté, car ils peuvent transférer leurs connaissances d'une langue vers l'autre. Par contre, il ne faut pas oublier de bien faire les choses. Prioriser la compétence des enseignants concernés et avoir la discipline d'effectuer un suivi de près pour s'assurer que l'implantation soit réelement bénéfique.
Chapitre 11: Comment lire le premier bulletin de l'année scolaire
Royer parle de l'importance de corriger, dès les premiers instants, les problèmes scolaires qui surviennent. Ainsi, on évite de creuser l'écart entre le rendement d'un élève et ce qui est attendu de lui à l'école. Royer parle même des commentaires que les parents reçoivent à propos de leur enfant dès la garderie.
Chapitre 12: Pourquoi l'école devrait être obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans
D'après Royer, l'école devrait être valorisée dans la société et la formation des jeunes devrait être obligatoire jusqu'à 18 ans. Cependant, Royer tente de promouvoir la différenciation dans les parcours scolaires. En fait, il parle d'un "encadrement social" favorisant la persévérance.
Chapitre 13: Ce que tout parent devrait savoir de la diplomation au secondaire
Royer vulgarise ici les différentes possibilités de diplomation au Québec.
Chapitre 14: Ne pas savoir lire au secondaire: un facteur de risque
Les enseignants de première année du primaire devraient être sélectionnés parmi les meilleurs, car cette année est fondamentale dans la vie scolaire d'un individu. Entrer au secondaire sans savoir lire comme les autres est alarmant et des interventions importantes doivent absolument être mises en place. La lecture influence toutes les autres matières. "50% des jeunes présentant des problèmes affectifs et comportementaux montrent des problèmes en lecture". Royer ajoute que l'écart entre les performances en littéracie des gars et des filles est indéniable.
Chapitre 15: Quelques vérités récurrentes en éducation
À lire! 6 vérités indéniables concernant la réussite scolaire.

mercredi 2 janvier 2013

Tag...partage de mon identité professionnelle

En plein le jour où je prends du temps pour mon blogue, je réalise que Zazou, ma chère cyber-collègue québécoise, marraine Eklaprof et échangeuse de réflexions pédagogiques (par le biais de commentaires) me met au défi de partager avec les lecteurs de mon blogue certains éléments de ma personnalité professionnelle.
 
"T'es pas game?!"... Oui, Zazou, je suis "game"!!!
 
1. Quelle est la première chose que tu fais le matin en arrivant à l’école ?
En entrant à l'école, je passe par la salle des profs pour gérer mon lunch et vérifier si mon casier ne me transmet pas du courrier. Simultanément, je prends le temps de saluer mes collègues qui y sont. Je pars généralement ma journée avec ce contact humain qui est si important pour moi. Une fois que c'est fait avec mes collègues, la cloche sonne et je me fais un devoir d'accueillir mes élèves dans cette journée qui commence.
2. Quelle petite manie de tes élèves te hérisse le poil ?
Grosse bibitte: quand j'ai un élève intimidateur. Cela vient me chercher dans mes valeurs profondes!
Irritant: quand la collaboration de mes élèves n'y est pas. Genre je suis en pleine intervention à propos du droit de parole et je me fais interrompre...
3. Quelle petite manie de tes élèves t’attendrit ?
Mille et une choses m'attendrissent chez mes élèves. Quand ils me font rire, quand ils me semblent bien à l'école, quand je vois dans leur yeux le déclic qui fait qu'ils viennent de comprendre ce que je tente de leur enseigner, quand je les vois être solidaires, empathiques, compréhensifs et respectueux les uns envers les autres, quand ils sont tous à leur affaire et qu'ils travaillent bien, quand ils verbalisent leurs fiertés, quand ils viennent vers moi pour un petit moment plaisant privilégié, quand leurs parents dénoncent les commentaires positifs qu'ils ont envers l'école...
4. Et chez tes collègues alors ?
Je répondrai à cette question de manière très générale. Étant contractuelle, je me suis retrouvée à travailler avec plusieurs équipes-école.
Ce qui me dérange le plus chez des collègues de travail, c'est quand le changement leur fait peur et qu'ils se protègent en pointant du doigt les pratiques différentes des leurs. Pour moi, chacun a droit à sa couleur et on se doit tous de respecter cela, malgré les divergeances. Je n'aime pas le leadership négatif...
Ce que je trouve le plus inacceptable chez des collègues de travail, c'est quand je ne sens que plus ou moins leur respect des élèves, de leurs parents, des collègues ou même de la profession.
 
Ce qui m'inspire le plus chez des collègues de travail, c'est le désir de cheminer professionnellement, de trouver les moyens les plus pertinents pour répondre aux besoins des élèves. Je m'inspire des pédagogues. Je m'inspire des collègues qui priorisent leurs élèves. Je m'inspire des collègues qui sont en mode solution et qui ne parlent jamais négativement de leurs élèves. Je m'inspire des collègues qui ne s'assoient pas sur leur compétence et qui sont engagés dans leur démarche de développement professionnel. Je m'inspire des collègues qui sont véritablement dans les écoles parce qu'ils mettent les élèves au centre de toutes leurs décisions professionnelles.
5. Si tu ne devais garder qu’un seul manuel/fichier, lequel serait-il ?
Je ne garde aucun manuel ou fichier... Je garnis plutôt ma bibliothèque d'ouvrages professionnels qui m'amènent à réfléchir sur mes pratiques tout en m'outillant de manière cohérente avec la recherche.
6. Quel est ton livre de littérature de jeunesse préféré ?
Totalement incapable de répondre à cette question!
7. Être maîkresse ou maîkre, ça s’est imposé à toi quand ? Comment ?
Quand j'étais moi-même au préscolaire, j'affirmais vouloir être enseignante ou conductrice d'autobus... C'est toujours resté! Je n'ai jamais vraiment eu à faire un choix professionnel. J'ai toujours dit que pour moi, enseigner est un verbe d'état et non un verbe d'action. Je suis enseignante, ce n'est pas ce que je fais dans la vie...
8. Une bonne journée d'école, c'est quoi pour toi?
Une journée où mes élèves ont avancé et où nous avons tous gardé la bonne humeur, malgré les interventions nécessaires dans une journée normale d'école. Quand la dernière chose que je dis à mon groupe est "j'ai beaucoup aimé ma journée avec vous, vous êtes formidables et j'ai hâte de vous voir demain"
9. A un parent d'élève qui te demande avec agressivité "M'enfin les enfants sont donc pas surveillés ?" parce que, en classe, bichon (monté sur ressorts) a pris le doigt du voisin dans l'oeil en se retournant alors qu'il était censé se concentrer sur son exo, tu penses que répondrais quoi, là, spontanément ??
Comme nous ne sommes pas en présence d'élèves à ce moment précis, je tente d'abord de m'assurer que le parent est disposé à écouter ma version des faits et lui faisant sentir que j'écoute et comprends sa démarche. Ce parent a à coeur la sécurité de son enfant à l'école et c'est tout à fait légitime. Je lui explique ma version des faits ainsi que les interventions que j'ai faites. Je lui explique ce qui a justifié mes interventions. De manière générale, la compréhension de part et d'autre mène à un terrain d'entente satisfaisant. Si je sens que le parent demeure insatisfait, j'implique ma direction dans l'affaire. Satisfaction ou non, j'informe ma direction de l'échange que je viens d'avoir avec le dit parent. JE GARDE MON CALME! Après coup, je me permettrai de vivre mon émotion en regard à la situation, s'il y a lieu.
10. Une révolution dans ta façon d’enseigner (moyens matériels, pédagogie …) ce serait quoi ?
Ce qui a révolutionné ma pédagogie: les entretiens avec les élèves permis par le travail en autonomie (ateliers).
Ce qui révolutionnerait ma pédagogie: une évaluation des élèves axée sur leur cheminement scolaire et leurs besoins plutôt que sur la notation et le classement selon la moyenne et la performance... En fait, pour moi, évaluer pourrait être de décrire en mots le cheminement de l'élève dans chacune des compétences plutôt que de les noter.
11. Quelle est la dernière chose que tu fais le soir en quittant l’école ?
Quand je vois que je ne suis plus productive, je remballe mon ordinateur portable et je remets ce que je suis en train de faire pour plus tard.
12. Et pour décrocher, tu fais quoi ?
Télé, cinéma, lecture, amis, sommeil... En fait, je retourne chez moi sans apporter de travail à la maison, sauf en des circonstances exceptionnelles. Cependant, je ne ressens que très rarement le besoin vital de décrocher. Penser à mon travail n'est pas lourd pour moi. Ma profession me passionne et me donne l'impression d'être utile et de me réaliser. Évidemment, quand j'aurai des enfants, mon discours sera probablement différent!
13. Si on te proposait de changer de métier ? (question faisant partie du tag, mais trouvée chez une autre participante que Zazou)
Je pense parfois à devenir conseillère pédagogique et/ou directrice d'école. Ce sera pour plus tard...
Je pense que j'aurais aimé vendre des voitures... si vraiment il m'était complètement impossible d'oeuvrer dans le domaine de l'éducation!
14. Et si tu étais ministre de l'Education, tu déciderais quoi, là tout de suite ? (question faisant partie du tag, mais trouvée chez une autre participante que Zazou)
Je déciderais que les budgets seraient gérés autrement. D'abord, ils seraient plus généreux! Ensuite, ils seraient répartis selon les besoins réels manifestés par les écoles et les commissions scolaires plutôt que par le lobbying qui explique toutes les enveloppes fermées... La priorité irait au service à l'élève et ensuite au matériel...
Surtout, je décidrais de prendre des décisions étant justifiées par les besoins manifestés dans les écoles et non par le nombre de votes probables aux prochaines élections...
 
Voilà. Je devrais maintenant taguer d'autres personnes, mais je pense que la plupart l'ont déjà été... Je tague donc TOUTES LES PERSONNES QUI PASSENT ICI, QUI ONT UN BLOGUE PÉDAGOGIQUE ET QUI N'ONT PAS FORMELLEMENT ÉTÉ INVITÉES À SE PRÊTER À L'EXERCICE. 

Donner au suivant...

Ouf, il y a beaucoup trop longtemps que je n'ai pas publié! J'admets que des événements ont surgi dans ma vie personnelle et ont fait en sorte que je me suis un peu moins concentrée sur la réflexion professionnelle. Ensuite, j'ai réfléchi à un sujet, mais l'inspiration n'y était pas du tout...
 
La dernière journée d'école avant le congé des fêtes, j'ai reçu dans mon casier la confirmation que j'accueillerais une stagiaire dans ma classe dès le début de Janvier. C'est une première dans mon cas. Cette aventure professionnelle se veut enrichissante pour la personne qui m'a été assignée. Comme enseignante-associée, je me dois de la faire cheminer dans son parcours et l'aider à faire ses tout premiers pas dans une classe (c'est un premier stage pour elle aussi). Mon mandat est de l'initier aux 12 compétences professionnelles (le côté terrain, car la théorie est prise en charge par l'université), de la guider vers une analyse réflexive de sa pratique et la diriger dans l'éthique professionnelle.
 
Il va sans dire que je me vois réfléchir à mes 12 compétences professionnelles, mes analyses réflexives et ma propre éthique professionnelle! Ma direction a considéré que je pouvais être un bon mentor pour cette stagiaire. L'université me confie la responsabilité de me donner en modèle pour permettre à leur étudiante d'apprendre en m'observant et en s'imprégnant de mes pratiques professionnelles. Sans disproportionner l'importance de mon rôle, je le prends au sérieux et je me pose plusieurs questions...
 
  • Du haut de mes 6 années d'expérience, ai-je la crédibilité professionnelle nécessaire?
  • Quel genre d'accompagnement l'université et ma direction pourront m'offrir selon les besoins de la cause?
  • En plus de lui faire une place dans ma classe, de l'observer interagir avec mes élèves et lui donner de la rétroaction , jusqu'où va ma responsabilité face à elle?
  • Quel effet sur ma classe l'accueil d'une stagiaire aura-t-il?
  • Mes pratiques professionnelles peu traditionnelles seront-elles inspirantes ou décourageantes?
Mais bon, malgré tous ces questionnements et l'insécurité provoqué par l'inconnu et la nouveauté de l'expérience professionnelle, je pense être maintenant assez solide dans mes pratiques pédagogiques pour accepter de donner au suivant et d'ouvrir ma porte à d'autres. Il fait partie de mes valeurs de tenter d'exercer mon leadership pédagogique et de respecter les rythmes d'apprentissages de mes élèves. Je saurai sûrement appliquer ces valeurs à ma stagiaire.
 
Je l'accompagnerai au meilleur de mes connaissances et je tâcherai de me pardonner les imperfections et les gaffes qui surviendront (gros défi!). Je tenterai de l'aider à fleurir et à tenter de trouver sa couleur d'enseignante, car son stage lui permettra de faire le lien entre la théorie et la pratique.
 
Avez-vous déjà guidé des stagiaires? Comment s'est déroulée l'expérience?
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...