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Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

dimanche 19 mai 2013

Écriture

J'ai déjà parlé du RIRE ici. M'étant abonnée à leur newsletter, je reçois fréquemment de la documentation. Cette fois, je décide de partager ce lien intéressant vers un carnet publié par le MELS au sujet de l'écriture.
 
Bonne lecture!
 

Bilan de mon année en mathématiques

Cette année, je m'étais donné l'objectif de faire des pas pédagogiques dans mon enseignement des mathématiques. J'ai parlé de mon ambition de travailler étroitement avec l'ouvrage de référence "L'enseignement des mathématiques; l'élève au centre de ses apprentissages", de mon envie de mettre en place des ateliers mathématiques qui me permettraient de vivre des entretiens avec mes élèves ainsi que de ma manière de jongler avec les différentes tâches étant donné que je me trouve dans une classe multi-niveaux.
 
C'est maintenant la fin de l'année. Je sais que j'ai fait certains pas, mais je sais aussi que j'en ai plusieurs qui m'attendent dans les prochaines années de mon développement professionnel.
 
Toute l'année, j'ai effectivement réussi à jongler avec des tâches appropriées pour chacun des niveaux de mes élèves. J'ai aussi réussi à les aider à cheminer dans ce contexte. J'ai donc peaufiné ma manière de différencier selon les niveaux scolaires de mes élèves dans une classe. Un pas accompli!
 
Ce que j'ai trouvé plus complexe, c'est la gestion de l'enseignement des connaissances qui étaient parfois différentes d'un groupe d'élèves à l'autre dans ma classe..
 
On a beau s'organiser et planifier son enseignement, il faut parfois faire des réajustements. C'est tout à fait nécessaire, et le plus souvent, on récolte par la suite. Cependant, cela demande aussi une gestion du temps qu'il reste par la suite... Qui doit passer au travers du programme; les élèves ou l'enseignant?
 
Oui, je me suis basée sur mon ouvrage de référence pour enseigner les concepts mathématiques concernés par mes élèves. Cependant, dans le feu de l'action, j'ai été incapable de m'approprier tout ce que j'aurais aimé par manque de temps. Le processus est donc amorcé, mais il me reste des apprentissages à faire!
 
Pour les ateliers mathématiques que je voulais mettre en place afin de me créer du temps pour favoriser les entretiens individuels ou en sous-groupes dans ma classe... J'ai amorcé le travail de réflexion, mais encore une fois, le processus en est à ses débuts...
 
Ce bilan de fin d'année pourrait être quelque peu décourageant. Je vois bien qu'il me reste plusieurs pas à faire pour arriver à ce que je me suis fixée. Par contre, je dirais plutôt que les quelques pas que j'ai faits sont positifs et que ceux qu'il me reste à faire seront en fait mieux ancrés si je prends le temps de progresser à mon rythme. Quand on modifie nos pratiques pédagogiques, il faut se donner le temps de cheminer!

Mon cerveau de fin d'année

Avez-vous déjà votre cerveau de fin d'année? Moi oui...!!!
 
La charge de travail à la fin d'une année scolaire est jumelée à une dose assez importante de stress. On doit donc assurer. Ironiquement, c'est aussi la période de l'année où le corps ne suit comme il le peut.
 
Mon cerveau de fin d'année est occupé à s'assurer que tout a été enseigné, à faire réviser les élèves et à tout mettre en place pour qu'ils réussissent leurs épreuves.
 
Parlons en des épreuves! Parfois, j'ai l'impression que c'est moi qui suis en épreuve alors que ce sont mes élèves qui sont testés. Je sais bien que c'est de la projection, mais je sais aussi que je ne suis pas la seule enseignante atteinte de cette maladie.
 
Le stress associé à la réussite des élèves, mais aussi à la lourde responsabilité de faire le classement pour l'an prochain. Étant enseignante à la dernière année du primaire, cette responsabilité est encore plus apparente. Les parents, les élèves ainsi que moi-même vivons cette étape autrement que lorsque les élèves passent d'un niveau scolaire à l'autre dans la même école.
 
Mon cerveau est malheureusement moins efficace. J'ai moins d'endurance lorsque je m'installe pour corriger ou pour analyser les besoins de mes élèves. Je sais bien que c'est la fatigue qui crée cette réalité.  Nous avions congé et donc une fin de semaine allongée. Enfin, je pourrai me reposer me suis-je dit. Et bien, c'est le moment où mon corps à décidé de tomber malade... Quelle ironie!
 
J'ai besoin d'être encore plus productive, mais mon corps me lâche... J'ai mon cerveau de fin d'année! Je sais bien que c'est la fatigue qui crée cette réalité. Je sais aussi que ça se produit chaque année et que je réussis chaque fois à boucler la boucle de mon année. Surtout, je sais que je suis loin d'être la seule! L'ambiance de fin d'année dans toutes les écoles où j'ai travaillé traduit cette réalité.
 
Cet article "tranche de vie" se veut en fait rassurant. Vous, qui comme moi, avez votre cerveau de fin d'année, sachez que vous n'êtes pas seuls!!!

dimanche 5 mai 2013

Ma relation avec l'évaluation, mes convictions et valeurs

Valecou a lancé un rallye-liens qui m'inspire drôlement. Frôlant la fin de l'année scolaire, les responsabilités sont nombreuses pour l'enseignante que je suis et l'inspiration pour trouver des sujets pertinents pour le blogue se manifeste autrement... Quand je suis tombée sur ce sujet de rallye-liens: l'évaluation, j'ai admiré l'éclair de génie qu'a eu Valecou de lancer ce débat et au moment crucial de l'année où cet aspect de notre profession devient une de nos responsabilités premières...

Dans cet article, j'ai envie de parler de ma relation avec l'évaluation. Transparaîtront donc mes convictions et mes valeurs en la matière. J'ose espérer que mon cheminement réflexif en la matière sèmera chez d'autres des questionnements provoquant la réflexion...
Je m'étais déjà commise au sujet de l'évaluation dans d'autres articles que j'ai rassemblés dans un nouveau libellé titré "évaluation" et je vous invite à aller y jeter un œil si ce que vous lisez ici vous inspire!
 
Alors, cet article couvrira l'évolution de ma relation avec l'évaluation de mes élèves. J'aborderai aussi cette compétence professionnelle transposée à mon expérience d'enseignante-associée avec ma stagiaire et j'extrapole la réflexion en allant jusqu'à parler de l'évaluation du personnel enseignant.
 
Évolution de ma relation avec la responsabilité d'évaluer:
Étudiante à l'université, j'ai toujours été passionnée par cette profession qui m'inspirait depuis que j'avais 5 ans. Dans mon domaine d'études, je cadrais et j'apprenais avec facilité; mon sentiment d'efficacité personnelle dans la profession enseignante était assez élevé... sauf en matière d'évaluation!
 
L'esprit du programme de formation actuel (réforme) qui tourne réellement autour de l'enseignement par compétence (encore plus avant l'arrivée de la progression des apprentissages qui a recentré les connaissances dans le programme) me montrait à quel point mon jugement professionnel était crucial en matière d'évaluation. Juger de la compétence d'un élève comportait à mes yeux une bonne dose de subjectivité et cela m'insécurisait... Je souhaitais qu'on puisse me fournir une manière d'évaluer mes élèves qui me sécuriserait dans cette responsabilité. Je trouvais assez gros et important de devoir assumer mon jugement puisqu'en évaluation, les comptes qu'on rend ont un impact réel dans le parcours de l'élève...
 
"Mais bien sûr que l'évaluation est subjective, c'est la beauté de l'affaire M-Eve" m'a dit un prof à l'université. "Les enseignants sont des professionnels alors c'est génial de pouvoir miser sur leur jugement professionnel et leur faire confiance dans cette responsabilité qu'est l'évaluation!"
Aujourd'hui, je suis d'accord avec elle!
 
Plus je travaillais en stage et que je voyais mes enseignantes-associées évaluer, plus j'ai compris que j'étais amplement capable de le faire. Un jour, j'ai compris qu'évaluer, c'est connaître ses élèves par cœur. Évaluer ses élèves, c'est savoir où ils en sont; leurs forces, leurs difficultés.
 
Connaître mes élèves par cœur, je le faisais d'emblée. Surtout parce que je voulais être en mesure de mieux leur enseigner au fil des jours! C'est en connaissant leurs forces et leurs difficultés que je pouvais choisir les interventions pédagogiques pertinentes qui favoriseraient leur cheminement et leurs apprentissages.
 
Le sentiment de responsabilité vient surtout dans la saison des bulletins! Ce sentiment de responsabilité se traduit aussi, dans une certaine mesure, en une dose de pression sur les épaules des enseignants... du moins sur les miennes! Alors qu'un bulletin, c'est en réalité une manière de communiquer ce qu'on connaît de nos élèves. Si je les connais par cœur parce que je les observe dans différents contextes signifiants et représentatifs, pourquoi ce stress?! Simplement parce que le jugement qu'on porte a des conséquences sur le cheminement des élèves ET parce qu'il nous place en situation de devoir expliquer ce dit jugement. Une des maladies mentales des enseignants et le perfectionnisme... On voudrait toujours en avoir fait plus pour prouver que l'évaluation qu'on fait des compétences des élèves leur rend justice... surtout pour les quelques élèves qui sont plus difficiles à évaluer en raison du fait qu'ils ne démontrent pas leur niveau de compétence de manière évidente...
 
Avec les années, la confiance en son jugement professionnel se construit et cette responsabilité d'évaluation devient un peu moins intimidante... On SAIT qu'on est en mesure de justifier son jugement professionnel!
 
Je citerai Nadon qui a fait beaucoup de sens dans mon esprit en faisant la différence entre évaluer et noter! Je me souviens avoir écrit à ce sujet ici.
 
Accompagner et évaluer une stagiaire:
J'ai goûté cette année à cette expérience d'accueillir une stagiaire dans ma classe. J'ai ADORÉ! Cette responsabilité d'accompagner une enseignante en formation n'était pas banale à mes yeux... et ne l'est toujours pas. Le contexte de stage (le premier de sa formation) faisait en sorte que la co-évaluation ne se vivait pas vraiment. Plutôt que d'avoir une comité (incluant l'enseignant-associé, la direction de l'établissement scolaire et le professeur de l'université) responsable d'évaluer, je me trouvais responsable de la partie "terrain" du stage et les travaux de ma stagiaires étaient évalués par son professeur à l'université.
 
Tout au long de son stage, j'ai pris l'initiative de me servir des 12 compétences professionnelles sur lesquelles je devais me prononcer à la fin de la session et de lui donner, par écrit, de la rétroaction. Chaque semaine, je faisais cet exercice, qu'elle m'a répété avoir grandement apprécié. C'était en fait une forme d'évaluation informelle. Cette rétroaction valait de l'or pour elle puisque ça lui permettait de se voir évoluer, de se donner des objectifs et des moyens à court, moyen et long terme... donc d'apprendre!
 
Aussi, trois fois pendant la session, nous nous sommes assises devant la liste d'attentes qu'on avait envers elle au terme de son stage. À l'aide d'un surligneur, nous mettions en évidence ce qu'elle faisait. Cela nous permettait aussi de voir ce qu'elle devrait développer dans les semaines suivantes. Tant pour elle que pour moi, cette initiative d'évaluation semi-formelle favorisait son développement. Nous étions en mesure de mieux cerner les pas qu'elle devrait faire, tout en montrant concrètement ceux qu'elle avait accomplis!
 
À la fin de son stage, le temps de l'évaluation formelle est venu. Je devais remplir "son bulletin"... Cette responsabilité était pour moi une formalité... importante car déterminante pour son cheminement académique, mais qui ne faisait que reprendre ce qui avait été fait tout au long de la session. Devant ma stagiaire, cette note que j'allais communiquer à l'université n'était qu'un chiffre qui représentait le cheminement qu'elle a fait pendant  son passage dans ma classe. En lisant son cahier d'évaluation, les commentaires que j'y avais inscrits et en voyant la note que je lui attribuais, elle n'a eu aucune surprise!

La note que je lui ai attribuée était sa "paye" officielle. La rétroaction qui lui permettait d'avancer et d'apprendre était ce qu'il y avait de plus payant pour elle.

Si ma stagiaire, adulte et consciente des impacts de l'évaluation et habituée à y être sujette, a été capable de communiquer cette réalité et la manière dont elle a vécu la différence entre les deux, on peut penser que pour nos élèves qui sont des enfants, le principe s'applique aussi!

L'évaluation du personnel enseignant:
Je soulève ici un sujet relativement controversé depuis quelque temps. Avec l'arrivée d'un nouveau parti politique qui a clamé haut et fort dans les médias la nécessité d'évaluer les enseignants et à agir en conséquence de manière à rehausser le niveau de compétence dans la profession, le débat est existant dans notre milieu.

Mon avis: l'évaluation du personnel enseignant devrait être une priorité de nos directions qui se doivent d'assurer la qualité des services fournis aux élèves. Une direction qui sait ce qui se passe dans le vécu des élèves et des enseignants et qui sait encadrer, accompagner et soutenir son personnel rehausse la qualité de l'enseignement prodigué dans son école. On sait que la qualité de l'enseignement est le facteur premier de réussite scolaire, c'est donc non-négligeable!
Cependant, il faut absolument faire attention à la manière de le faire!

Je vous invite à aller visionner ces reportages. Il met en lumière les éléments qui font que les Finlandais sont devenus un modèle en éducation. Une partie importante du reportage porte sur l'évaluation ainsi que sur l'évaluation des enseignants.
Éducation en Finlande
Le prof idéal *porte sur l'évaluation des enseignants à Washington
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