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Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

dimanche 9 juin 2013

Entretiens en écriture: ma gestion organisationnelle

En commentaire, Ermeline soulevait suite à un de mes articles qu'elle intégrait les ateliers d'écriture dans ses pratiques, qu'elle en apprécie l'idée, mais qu'elle se questionne en lien avec la gestion de son temps d'entretiens. J'avoue qu'elle soulève une question que je trouve pertinente. Je n'ai pas la science infuse de l'entretien en écriture, mais la satisfaction que j'ai vécue cette année devant l'enseignement de cette compétence me permet de partager ma manière de le gérer. C'est vrai que quand on prend le temps de regarder un texte avec un élève, ça peut représenter plusieurs minutes d'entretien. D'autant plus que travailler un texte d'élève demande de la concentration et que pendant qu'on le fait, il y a le reste de la classe qui nécessite aussi notre attention...
Installer les ateliers d'écriture au début de l'année:
Beaucoup d'énergie est mise au début de l'année à installer le fonctionnement des ateliers d'écriture et ainsi favoriser l'autonomie des élèves, me permettant du temps pour vivre mes entretiens. Un des éléments qui a grandement favorisé la réussite des ateliers d'écriture, c'est de miser (les deux premiers mois ou presque) sur le contenu du texte des élèves. S'assurer qu'ils respectent leur intention d'écriture, tiennent compte du destinataire, que leur texte est cohérent, clair, que les idées soient pertinentes, intéressantes et articulées. J'ai répété au moins 302 millions de fois que je voulais "de la viande autour de l'os" quand je les lis!

Aussi, habiliter les élèves à se donner de la rétroaction entre eux est un ingrédient magique de la réussite de la gestion du temps donné aux élèves lors des ateliers d'écriture. Quand les élèves se donnent des commentaires constructifs, ils ne sont pas en plagiat... ils sont en travail! La rétroaction que reçoit l'élève qui en a besoin par son copain peut bien souvent lui donner l'élan dont il ou elle avait besoin et peut donc continuer à écrire sans devoir attendre que l'enseignant devienne disponible. L'élève qui donne de la rétroaction aiguise son esprit critique est côtoie un modèle d'écrit... ce qui peut aussi l'aider à se développer dans sa compétence à écrire.
Mini-leçons:
D'abord, des mini-leçons données en cohérence directe avec les besoins des élèves nous permettent (tant aux élèves qu'à moi) d'avancer sans trop avoir la frustration d'attendre l'entretien. En prenant le temps, avant l'atelier d'écriture, d'outiller assez rapidement parfois même sommairement mon groupe-classe, j'assure l'autonomie d'une majorité d'élèves.
Hors-présence des élèves ou entretient à l'écrit:
Durant une période d'écriture, plusieurs élèves ont besoin de nous, mais pas parce qu'ils sont bloqués... parce qu'ils pensent avoir terminé. J'ai implanté dans ma classe que cette situation est un besoin "non-urgent". Les feuillets autocollants permettent même à l'enfant de m'indiquer l'aspect sur lequel il ou elle désire avoir de la rétroaction. Ainsi, l'élève en question me laisse son texte, que je regarde et corrige alors que nous ne sommes pas en temps d'enseignement. Je laisse des traces écrites sur son texte. Ces commentaires que je laisse visent à faire avancer l'élève. Il y a les forces que je relève, mais il y a aussi les maladresses que je voudrais qui soient adressées ainsi que certaines règles de grammaire qui permettront à l'élève de corriger un type d'erreurs récurrent dans son écrit. Parfois, quand je remets le texte commenté à l'élève, je sais que la seule lecture de mes indications sera suffisante, alors que d'autres fois je tiens à prendre quelques minutes avec l'enfant. Je dis quelques minutes, car cet entretien se passe très rapidement... Le plus souvent sous les 2 ou 3 minutes!
Je vois déjà vos réactions spontanées et effrayées... "WAAA le temps fou de correction que cela doit demander!!!!!" Eh bien non! En fait, ça ne représente que quelques textes par jour... Autour de 3... Et quand aucun élève ne me soumet de texte à lire, je demande à certains de me laisser ce sur quoi ils travaillent présentement, question de leur offrir un suivi. Ainsi, j'évite d'échapper mes élèves plus discrets qui ne demandent pas d'aide ou encore ceux qui évitent d'écrire parce qu'ils n'aiment pas... Et comme j'en fais un peu chaque jour, je me trouve à avoir moins souvent dans l'année de "rush de correction d'écrits"...
 
Entretien avec l'élève:
Si le besoin de mon élève est "non-urgent", je regarde son travail après l'école et lui remets ma rétroaction écrite le lendemain. Pour l'élève qui manifeste un besoin "urgent" de s'entretenir avec moi, nous le faisons en temps réel lors de l'atelier d'écriture. Cet élève est bloqué(e) et incapable de continuer à avancer dans son travail sans mon aide. Ainsi, je prends le temps, en classe, de voir avec lui ou elle ce qui crée son bogue. Je lis son texte avec lui ou elle et je lui donne les outils nécessaire pour débloquer. Toujours en laissant des traces écrites sur sa copie, évidemment! Ainsi, l'élève peut s'y référer au besoin.
Il m'est même arrivé de dire à un élève manifestant un "besoin urgent" semblable à celui que j'ai débloqué récemment d'aller voir un pair. Si je suis trop occupée en entretiens "urgents", je réfère donc l'élève à son copain ou sa copine de classe. "Je comprends ton problème et je pense que si tu vas voir X il ou elle aura une bonne solution à te proposer!" Évidemment, par la suite, je m'assure que cela ait été efficace. "Alors, X avait bien une solution à ton problème? As-tu encore besoin de moi ou es-tu débloqué(e)?"
Tout ce qui tourne autour de la grammaire:
Le plus souvent, tout ce qui tourne autour de la grammaire fait partie des leçons que je donne. Les outils sont donc à la portée des élèves. C'est à eux d'appliquer dans leurs écrits. Je n'accorde donc pas beaucoup de temps à cet aspect en entretien... sauf dans des cas où l'élève a besoin de clarifications au sujet de la leçon. C'est Regie Routman dans son ouvrage sur l'enseignement de l'écriture qui mentionnait même parfois retourner ses élèves de manière presque impatiente. "Tu as tous les outils qu'il faut pour faire tes accords dans le groupe du nom. Va le faire... je ne corrigerai pas à ta place ce que tu es capable de faire toi-même!" Évidemment que le jugement professionnel de ce que l'élève est en mesure de faire est crucial!
Au départ, quand je l'ai lu dans son ouvrage, je l'ai trouvée un brin expéditive... Cependant, j'en ai fait l'expérience dans ma classe et je suis maintenant en accord avec elle! J'ai d'abord pris le temps d'expliquer à mon groupe (en temps de mini-leçon) que certains élèves "s'essayent" avec moi. Ils viennent voir si j'indiquerai leurs erreurs avant même d'avoir fait leur propre correction avec TOUTE la rigueur dont ils sont capables. Je suis là pour les aider et il me fera toujours plaisir de prendre le temps de le faire. Cependant, une des meilleures manières de les aider à apprendre et à s'améliorer tant en orthographe qu'en grammaire, c'est en les obligeant à faire eux-mêmes leurs démarches. Une fois qu'ils ont réellement donné leur 100% à ce niveau, j'indiquerai leurs erreurs et les aiderai à comprendre comment se corriger. J'utilise l'humour et l'exagération quand j'aborde ce sujet avec le groupe-classe. Ils le comprennent très bien. Ensuite, quand ils viennent me voir avant d'avoir réellement donné toute la rigueur dont ils sont capables, je peux aisément les retourner à leur travail sans que l'estime de qui que ce soit en soit touchée!
Finalement, combien de temps dure un entretien moyen en écriture? Ma réponse est aucune idée! Ça dépend trop du besoin de l'élève. Cependant, un entretien des plus complets en présence d'un élève ne dépassera que très rarement 10 minutes! J'ajouterai aussi que la manière de vivre mes ateliers inspirée des 5 au quotidien aide grandement à éviter un trop grand nombre d'élèves en attente en même temps. La raison en est très simple: ils ne sont pas tous les 21 en écriture en même temps!

Rallye-liens: des outils pour écrire

Dix mois organise un rallye-liens sur le thème de l'écriture! YÉ!!! C'est avec plaisir que je remonte certains articles déjà commis pour contribuer à son rallye que je considère hautement pertinent!
 
 
Dans la section "français" de mon blogue, vous trouverez différentes choses concernant mon enseignement de l'écriture. Cependant, j'insisterai, pour ce rallye, sur trois articles que je considère déterminants et plus révélateurs de mes pratiques!
 
D'abord, je vous suggère fortement l'ouvrage de Yves Nadon publié chez Chenelière qui s'intitule "Écrire au primaire: réflexions et pratiques". J'ai commis un article contenant aussi un résumé par chapitres de l'ouvrage. "Enseigner l'écriture, revenir à l'essentiel" par Regie Routman et publié aussi chez Chenelière est devenu un incontournable pour moi! En cliquant sur les images, vous vous trouverez directement sur les articles de mon blogue les concernant.

 
Ensuite, je vous invite à aller lire ou relire cet article que j'ai publié dernièrement. Depuis quelques années que je travaille à peaufiner mes pratiques pédagogiques en écriture et cette année, je pense avoir réussi à atteindre un niveau qui me satisfait. J'ai adoré enseigner l'écriture cette année. J'ai adoré voir progresser mes élèves et surtout, je crois que l'écriture n'a pas été si lourde pour eux cette année... sauf peut-être pour certains qui n'aiment vraiment pas écrire...
 
Finalement, comme le rallye-liens porte sur les outils qu'on utilise en écriture et que j'ai recommandé jusqu'à maintenant des outils d'ordre plus général de mes pratiques pédagogiques, je termine avec un outil très concret que j'utilise dans ma classe: le code de correction. Attention, le mien est différencié de toutes les manières que j'ai cru possibles. Libre à vous de vous en inspirer!!! Vous trouverez donc cet outil ici.
 
MERCI DIX MOIS!!! Quel Rallye riche!

samedi 8 juin 2013

Enseigner et faire apprendre: distinction!

Dans son ouvrage portant sur l'enseignement de l'écriture, Nadon m'avait interpellée quand il avait fait la distinction entre évaluer et noter les élèves. Il insistait sur le fait que quand on évalue, on porte un regard sur la compétence et le rendement de l'élève dans l'optique d'ajuster son enseignement pour le faire avancer. Quand on note l'élève, on "quantifie" son rendement de manière à le classer... À mon tour de faire une distinction. Celle entre enseigner et faire apprendre!

En cette fin d'année scolaire, l'heure est au bilan. Ce fameux bilan réflexif de mon propre rendement dans ma classe est teinté par les épreuves ministérielles qui se vivent relativement difficilement dans ma classe. La tâche de mathématiques tourne autour de principaux concepts que nous avons vus, couverts et travaillés à la troisième étape. J'ai réellement passé plusieurs semaines à enseigner ces concepts! Je reconnais que dans la pression de l'approche de la fin de l'année scolaire, du désir d'avoir couvert tout le programme, de la gestion des compétences versus les connaissances, de l'insécurité de mes élèves et de leurs parents face à la fin du primaire et le saut vers le secondaire, mes pratiques pédagogiques en mathématiques se sont modifiées... J'ai enseigné! Personne ne peut me reprocher le contraire! Mais de quelle manière mes élèves ont-ils appris?

Le principe fondateur des ouvrages mathématiques que je qualifie de "ma bible" est d'aller ancrer les concepts mathématiques chez les élèves. J'en suis encore à approfondir les manières de le faire et j'ajouterai que je le fais en changeant de niveau scolaire d'année en année puisque je suis encore contractuelle, alors je tente de me pardonner le temps qu'il me faut pour réellement cheminer. Mais quand j'approfondis un concept mathématique dans ma classe de manière à l'ancrer à long terme dans les cerveaux de mes élèves, il arrive que ça demande du temps. Cela a un impact majeur sur la planification à long terme qui me permettait d'arriver à la fin de l'année en ayant fait le tour de ce que prescrit la progression des apprentissages. J'ai donc fait des choix et ancré plus soigneusement certains concepts que d'autres... J'ai ancré plus soigneusement les concepts que je considérais "préalables" à d'autres. Cependant, je reste avec un arrière-goût de "j'aurais aimé faire plus ou mieux"...

J'ai enseigné! Mes élèves ont appris! Mes élèves m'ont montré qu'ils étaient capables d'appliquer les concepts enseignés! Mais est-ce que mes élèves ont ancré ces connaissances de manière à réellement les utiliser dans un contexte de compétence? La réponse est que certains plus que d'autres... Mais que plusieurs ont dû dépoussiérer ces concepts dans leur mémoire parce qu'ils étaient conscients que je les avais enseignés, mais que c'était loin pour eux... Donc, ce n'était pas réellement ancré de manière stable dans leur cerveau!

Je n'en suis pas du tout à mes premières expériences dans la profession enseignante. J'ai quelques années d'enseignement dans le nez, et dans toutes sortes de contextes! Mais ma conclusion à cette réflexion est que c'est "l'expérience qui rentre". Mes convictions continuent à se forger et à se fortifier avec le vécu professionnel qui s'ajoute chaque année. Je crois, plus fermement que jamais, que mon travail est d'enseigner, oui, mais surtout de faire apprendre mes élèves!!!

Maintenant, il faut continuer à apprendre à concilier les besoins des élèves et les attentes du ministère qui délimite ce que les enseignants doivent faire apprendre à leurs élèves dans le temps donné d'une année scolaire!

dimanche 2 juin 2013

Épreuves officielles et performance des élèves...!!!

Au Québec, les épreuves ministérielles font partie de la réalité de la fin de l'année scolaire des élèves de certains niveaux. Ces dites épreuves ont un poids important, car elle valent 20% de toute l'année. Nous sommes présentement en plein cœur de cette saison d'évaluations officielles.

20% de l'année se joue présentement pour mes élèves... 20%, ce n'est qu'un cinquième, me direz vous... Et de toute façon, les résultats des élèves devraient être représentatifs de l'année... Rationnellement, je peux comprendre ces arguments! Cependant, ils ne tiennent pas compte de l'aspect affectif impliqué dans la passation des épreuves ministérielles. Pour les élèves qui sont en contrôle total de leur stress ou encore qui savent performer sous pression, il n'y a pas de problèmes! Cependant, j'observe depuis mes quelques année de pratique professionnelle que ce n'est qu'une minorité des élèves!

"J'ai mal au ventre les matins où je sais qu'on a une évaluation de fin d'année M-Eve". "Le ministère nous demande d'écrire un type de texte que nous n'avons pas pratiqué de l'année... Je ne sais pas comment commencer!" (Ce qui est faux, nous en avons fait, évidemment!) "Je vois le temps s'écouler et je n'avance pas à mon goût dans ma tâche alors mes idées s'embrouillent et je pense que je suis passé à côté!" 

Ces commentaires sont des exemples de ce que mes élèves verbalisent... Quand ils sont capables de le faire! Et quand je corrige leurs copies, je sens le stress qui agissait dans leur cerveau au moment où ils étaient testés. Leurs performances en sont affectées. C'est un fait. 

Pour un élève fort qui a eu des bonnes notes toute l'année, ces épreuves valant 20% et qui sont plus ou moins représentatives de son niveau de performance habituel n'est pas catastrophique. Ça baisse ses notes, mais ça ne met pas en jeu son année scolaire. L'élève qui tourne autour de la note de passage et qui passe relativement faiblement en temps normal, s'il est affecté par ce stress qui embrouille ses idées peut jouer gros. L'impact de ces épreuves ministérielles n'est pas à banaliser. Il ne faut pas en gonfler l'importance, mais l'impact est réel et peut suivre l'élève dans son cheminement scolaire à moyen et possiblement long terme!

À la fin de l'année scolaire, on joue gros! On presse le citron et on s'attend à ce que les élèves ne s'en ressentent pas?! Je vois mes élèves stressés de devoir performer. Je stresse parce que je veux que mes élèves performent. Je vois mes collègues dans le même état que moi et je me sens un peu rassurée parce que je me dis que c'est normal, que je ne suis pas la seule à vivre et observer cette réalité. Mais en même temps, je me questionne. Y aurait-il moyen de faire autrement? Quelle habileté ou valeur veut-on véhiculer et enseigner aux enfants ici? 
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